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COVID à A.N. Morin : Les récupérations scolaires du midi soulèvent des craintes

Par Luc Robert

Bien que les mesures préventives apportées par la direction de l’école secondaire A.-N. Morin, dans le dossier de la Covid-19, ont eu un effet positif, certains élèves et leurs parents se posent toujours des nombreuses questions quant à la gestion quotidienne des cas.

Parmi ceux-ci, les parents d’une étudiante de première secondaire, que nous prénommerons Mona, s’interrogent sur les périodes de récupérations scolaires du midi.

« Il y a bien sûr la consigne des deux mètres de distance, mais les jeunes trouvent souvent le moyen de se corder entre eux. Quand, par exemple, des élèves du groupe 14 se sont réunis le midi pour progresser dans leurs devoirs, d’autres élèves du groupe 15 se sont joints à eux, même si un ou des cas avaient été diagnostiqués auparavant dans ce dernier groupe. Je sais que ceux atteints ont été sortis et isolés à la maison, mais nous demeurons tout de même nerveuses », a témoigné la mère.

À la direction générale du Centre de services scolaires des Laurentides (CSSL), M. Sébastien Tardif soutient que les mesures préventives sont suivies de près.

« C’est légitime que des parents et les jeunes aient des inquiétudes. Il faut collectivement être préoccupés et c’est bon d’avoir des réactions de parents. Ils peuvent d’ailleurs communiquer directement avec nous. Dans le cas qui nous implique, on peut réunir deux groupes, pour des fins d’orthopédagogie ou de retard scolaire à combler. Toutefois, les deux mètres d’écarts doivent être respectés en tout temps. Nous limitons les rapprochements entre étudiants. »

L’heure du midi

Les déplacements extérieurs du midi, vers un dépanneur/station-service de la route 117, causent également des soucis aux parents, tout comme l’entourage immédiat lors des lunchs à la cafétéria.

M. Sébastien Tardif, directeur général du CSSL.

« Plusieurs jeunes viennent à la cafétéria, sans avoir rapport là. C’est moins respectueux : des étudiants enlèvent leur masque bien avant de manger, pour jaser longuement entre-eux. Ça fait peur. À l’extérieur, à l’heure du lunch, ça se serre encore en marchant vers le dépanneur. On dirait que les jeunes n’ont rien compris. »

Tardif a souligné se tenir bien au fait de la situation. « On a rajouté du personnel dans la cour extérieure, jusqu’aux limites de l’institution. Un policier-éducateur est aussi en devoir pour disperser les attroupements, mais il ne peut pas tout faire : il y a un relâchement marqué à l’extérieur des limites de l’école. On a généralement une belle collaboration avec les jeunes et parents; il faut que ça se poursuive. »

« Quant aux circuits d’autobus, des efforts sont aussi multipliés : des places distancées sont assignées. Un nettoyage de l’autobus a lieu après chaque circuit et trajet, tout comme une désinfection quotidienne. Un lavage de mains et le port du masque sont aussi obligatoires pour les 5e et 6e années. Un maximum de 48 jeunes peuvent emprunté l’autobus à la fois, plutôt que la capacité maximum habituelle de 72 élèves. On constate l’efficacité des mesures préventives jusqu’à maintenant. Il faut continuer », a poursuivi le dirigeant.

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