Un festival qui rayonne au-delà de Val-Morin
Par Jean-Simon Guay
Le Festival de films d’auteur de Val-Morin continue de gagner du terrain dans les Laurentides. Pour une deuxième année consécutive, une partie de sa programmation était présentée au Cinéma Pine, à Sainte-Adèle, où plusieurs projections ont fait salle comble durant la fin de semaine.
Né en 2021 à Val-Morin, le festival souhaitait dès le départ faire découvrir au public régional des films rarement présentés ailleurs au Québec, tout en créant un lieu de rencontres entre cinéphiles, réalisateurs et artistes invités.
« On voulait faire rayonner toute la région des Laurentides », explique l’un des cofondateurs du FFAVM, Vuk Stojanovic.
Cette volonté de sortir des grands centres se reflète aussi dans la collaboration développée avec le Cinéma Pine. Selon le propriétaire, Perry Fermanian, le partenariat s’est imposé naturellement après des discussions avec les organisateurs. « Quand j’ai compris que c’était organisé par des cinéphiles, puis qu’ils voulaient faire ça dans d’autres salles que le Théâtre du Marais de Val-Morin, j’ai accepté de leur louer une salle », raconte-t-il.
Le Pine, reconnu pour sa programmation variée mêlant films québécois, européens et cinéma indépendant, constituait un endroit idéal pour accueillir une partie du festival dans les Pays-d’en-Haut.
Démocratiser le cinéma d’auteur
Pour les organisateurs, le terme « cinéma d’auteur » peut parfois intimider à tort. « Les gens ont peur du mot cinéma d’auteur », affirme Vuk Stojanovic. « Ils pensent que c’est élitiste ou que ça ne s’adresse pas à eux. Pourtant, un bon film, ça s’adresse à tout le monde. »
Le festival mise justement sur cette idée d’accessibilité, avec une programmation qui mélange œuvres québécoises, productions internationales, courts métrages, films familiaux et rencontres avec les artistes.

Parmi les activités offertes au Pine, le film familial Space Cadet, du musicien et réalisateur Kid Koala, a particulièrement retenu l’attention. La projection, accompagnée d’activités pour les enfants, a attiré environ 80 spectateurs, comparativement à seulement huit ou neuf lors de l’édition précédente, selon M. Fermanian.
« Il y avait plein d’enfants. Ils ont fait des fusées en origami. C’était vraiment une activité le fun », résume Vuk Stojanovic.
Le festival accorde également une place importante aux créateurs des Laurentides. Plusieurs œuvres de cinéastes de la région étaient projetées durant la fin de semaine, dont le documentaire La première trace de Michel Dépatie, consacré à l’Atelier de l’Île de Val-David.
Parmi les films récompensés cette année, le Grand Prix Orel du meilleur film a été remis à My Father’s Diaries du réalisateur Ado Hasanović, tandis que le film québécois Kaïros de Jennifer Alleyn a remporté le prix du meilleur scénario ainsi que le prix du public.
Un public en croissance
On voit qu’il y a vraiment un appétit pour ça », souligne Vuk Stojanovic. « Les gens viennent une fois, puis ils reviennent. »
Selon les organisateurs, l’achalandage du festival a augmenté d’environ 40 % cette année.
Du côté du Pine, environ 400 spectateurs y étaient ce week-end pour l’ensemble des projections diffusées à Sainte-Adèle. Le bouche-à-oreille demeure toutefois un élément important dans la croissance du festival.
« Chaque année, il y a des gens qui nous disent : “Comment ça je ne connaissais pas ça?” », raconte Vuk Stojanovic.
Les organisateurs souhaitent poursuivre le développement du festival dans les Laurentides. Parmi les scénarios envisagés : augmenter le nombre de projections au Cinéma Pine.
Le FFAVM devrait être de retour du 28 avril au 2 mai 2027.