(Photo : gracieuseté Laurianne Desmarais-Gilbert )
Tout le clan Desmarais-Gilbert a suivi Laurianne sur place aux Jeux olympiques d’hiver en Italie. 

Ski acrobatique : Laurianne Desmarais-Gilbert tire officiellement sa révérence 

Par Luc Robert

La skieuses de bosses Laurianne Desmarais-Gilbert, de Sainte-Adèle, a officiellement décidé d’accrocher ses skis, après une carrière de plus de 20 ans, marquée par une solide volonté à déjouer les pronostics.

L’athlète née à Brossard a muri une longue réflexion pour définir son avenir.

« Depuis que je suis toute petite, je skie. J’ai jasé avec plusieurs entraîneurs (Michel Hamelin et Philippe Marquis) et coéquipiers, avec ma mère mais surtout avec ma sœur Valérie et mon frère Gilbert, qui sont également passés par le chemin de la retraite compétitive. Je touche du bois de n’avoir jamais subi de blessure majeure et je suis contente de passer à autre chose avec plusieurs idées en tête », a souligné la retraitée de 28 ans.

Mieux respirer

De son propre aveu, Desmarais-Gilbert soutient que prendre les choses plus relaxes lui a demandé des ajustements.

« J’ai toujours fonctionné à 100 milles à l’heure, à l’entraînement comme aux compétitions. C’était devenu une habitude pour mon corps de fournir de l’adrénaline sur demande. Ça va me manquer, mais je vais autant au gymnase, mais à une cadence réduite. Je maintiens ma forme », a-t-elle souligné.

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Après deux participations aux Championnats du monde (4e place en Suisse en 2025) et une aux Olympiques en ski acrobatique (12e à Milano-Cortina d’Ampezzo), Laurianne a terminé son parcours aux Championnat canadiens en mars dernier à Saint-Sauveur (1ère et 2e places). Elle a décidé depuis de retourner aux études.

« Je me destine à des études en physiothérapie, à l’Université Laval de Québec, dès septembre prochain. Je me suis aperçue que je voulais côtoyer les gens et les athlètes et les aider à améliorer leur condition physique. Je disais au départ à ma mère viser la médecine, alors ça se trouve encore en santé et ça me convient », a-t-elle ébauché comme scénario.

Desmarais-Gilbert a longuement jonglé à une poursuite de sa carrière, vu ses récents succès.

« Tu te demandes, je vise un autre cycle de 4 ans ? Les Olympiques à nouveau ou pas ? Mes bons résultats semaient le doute. Mais mieux vaut partir au sommet. J’ai voyagé à travers le monde et les amitiés demeurent présentes. Il y a certes de la nostalgie, mais aussi des projets qui me parlent : m’impliquer dans mon sport comme entraîneuse; partager mon vécu auprès des jeunes; m’inscrire dans une ligue de volley-ball à Québec dès juillet. Peut-être même sortir de mes habitudes et essayer le cross-fit. Je veux explorer d’autres disciplines, ce que j’aurai maintenant plus le temps de faire », a-t-elle imaginé.

Marque de commerce

Laurianne Desmarais-Gilbert espère qu’on se souviendra d’elle comme une battante, qui ne baissait pas les bras devant l’adversité.

« Je me sentais toujours comme une négligée (underdog). Mais avec mes efforts et mon éthique, je me vois comme une gagnante. Malgré les embûches, les pleurs de contre-performances en qualifs et autres, je persistais à vouloir m’améliorer. Cela a payé. J’espère qu’on retiendra ça de ma carrière », a-t-elle achevé.

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