La quête d’Ugo Monticone

La quête d’Ugo Monticone
Valérie Maynard
Actualité

Il se définitlui-même comme un auteur-conférencier-globetrotteur. Un jour, sa lecture du livre Sur la route, de Jack Kerouac, est venue donner un sens à sa quête. « Ce livre a changé ma vie », souffle-t-il. Depuis, Ugo se laisse porter par ses rencontres de l’autre, et sa découverte de soi. Sur les traces d’Ugo Monticone.

Fils d’un père italien qui a immigré en sol québécois dans les années 70 et d’une mère québécoise, Ugo Monticone a vécu à Sherbrooke. Il eut une enfance parsemée de séjours en Italie auprès de sa famille paternelle. « Ce sont tous des producteurs de vin, des fermiers. Ça me stimulait de voir que ma propre famille était si différente de moi », évoque-t-il.

Plus tard, c’est avec pour seul bagage un sac à dos qu’il est parti seul à la découverte de l’Europe, convaincu que sa quête de lui-même trouverait forcément son amorce ailleurs que sur sa terre natale. « Je suis quelqu’un de très timide. Quand je voyage, j’ai l’impression de devenir une autre personne. J’ose plus et je vais vers les autres. »

En 2001, de retour d’un voyage dans l’Ouest canadien, Ugo publie son premier ouvrage, Chroniques de ma résurrection, sorte de carnet de voyage où sont racontées ses impressions, ses rencontres, ses réflexions. « Tu sais, ce sentiment d’être au bon endroit, au bon moment. Je suis fasciné par l’humain. Ma vision de la vie, du bonheur, découle de mes rencontres avec les autres », souffle-t-il. C’est aussi en partant à la découverte de l’autre qu’Ugo découvre son essence. Après l’humaniste et le voyageur, Ugo l’écrivain venait de naître.

Voyages et écrits

Au fil du temps, les voyages d’Ugo se sont succédés — Burkina Faso, Asie du Sud-est et Chine, Équateur, Japon et Inde — au même rythme que ses livres ont été publiés, une dizaine au total. « Je ne sais plus qui a dit : ‘’Écrire, c’est une façon de parler sans se faire interrompre’’. »

En 2008, son premier roman U s’est retrouvé finaliste au Grand prix littéraire Archambault. Cette même année, il est lauréat du prix national Je prends ma place, octroyé par le Secrétariat à la jeunesse du Québec pour souligner son implication dans sa communauté. En 2010, Ugo Monticone est nommé diplômé d’honneur du département de communication de l’Université de Montréal.

Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a parcouru plus de quarante pays.

L’été dernier, pour ses 40 ans, il s’est offert un séjour de 40 jours en Indonésie. « Certainement mon voyage le plus enrichissant du point de vie personnel… »

Le vendeur de goyaves

En novembre, son plus récent livre, Le vendeur de goyaves, inspiré d’un séjour de quatre mois en Inde, en 2010, est devenu le meilleur livre numérique en remportant les grands honneurs lors de la 21e édition des prestigieux prix boomeranG, un événement qui rassemblait les meilleures créations numériques de l’année au Québec.

Ce livre, un conte philosophique, a pour personnage principal un jeune indien de 14 ans qui vend des goyaves la nuit, dans les marchés publics. Parti en Inde avec la réalisatrice Julie Corbeil, elle-même armée de sa caméra, Ugo s’est retrouvé, à son retour, avec une grande quantité de matériel audio et visuel. Ses mots se sont mariés avec les images, illustrations et vidéos de sa compagne avec, pour résultat, un livre numérique immersif. Combinant plus de 170 éléments multimédias, Le vendeur de goyaves propose une immersion au lecteur. On y entend les sons, on voit les lieux visités, on accompagne le personnage dans l’univers indien où l’action se déroule. Il est possible d’essayer gratuitement Le vendeur de goyaves sur l’App Store.

Ugo Monticone habite les Laurentides depuis plusieurs années. En janvier, il entreprendra une vaste tournée du Québec, en compagnie de Julie Corbeil : 60 ciné-conférences sur le Guatemala en 70 jours, pour le compte des Grands Explorateurs.

Membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois et de l’Association des auteurs des Laurentides, Ugo est également responsable des communications pour le Conseil de la culture des Laurentides.

Dans ses temps libres, il rêve de partir. Prochaine destination? La Birmanie.

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

[+] Plus dans Actualité

X