(Photo : Simon Cordeau)
Le lac Rond, à Sainte-Adèle.

Lac Rond : Sainte-Adèle ajuste l’accès pour les non-résidents

Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)

Le conseil municipal de Sainte-Adèle a adopté, lors de sa dernière séance, de nouvelles mesures encadrant l’accès au lac Rond pour les non-résidents qui font réagir.

Les changements, qui visent principalement les non-résidents, ont effectivement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où certains dénoncent un recul pour l’accès public à la nature, tandis que d’autres saluent une volonté de mieux contrôler l’achalandage.

Désormais, les non-résidents ne pourront plus accéder au lac avec des embarcations. Pour la baignade, ils devront se procurer une passe annuelle de 50 $. Le tarif journalier pour un adulte est fixé à 20 $. De plus, le stationnement pour les visiteurs de l’extérieur, qui était auparavant de 10 $ par jour, passe à 10 $ pour quatre heures.

Plusieurs scénarios envisagés

En entrevue avec Accès, la mairesse Nadine Brière explique que plusieurs scénarios ont été envisagés, dont la fermeture complète de l’accès aux non-résidents. « L’idée au départ, c’était de fermer complètement l’accès aux gens de l’extérieur », indique-t-elle. La décision finale représente, selon elle, un compromis.

La Ville évoque d’abord des considérations financières. La plage génère des revenus appréciables, et certains élus préféraient augmenter la tarification plutôt que de restreindre entièrement l’accès. L’administration a également comparé ses tarifs à ceux d’autres municipalités, notamment Sainte-Agathe-des-Monts et Saint-Hippolyte, avant d’arrêter son choix.

Au-delà des revenus, la capacité d’accueil du site constitue un enjeu central. La plage du lac Rond est de petite taille. « Quand on est 300 sur la plage, on a l’impression d’être 1000 personnes », illustre Mme Brière. Selon elle, il est difficile d’y accueillir plus de 300 à 400 personnes à la fois. Le stationnement limité accentue la pression lors des journées de grande affluence.

La Ville souhaite aussi limiter les débordements vers un second accès situé près des tables à pique-nique et de la mise à l’eau des embarcations. Cet accès sera également contrôlé et payant.

Une mesure « test »

Sur les réseaux sociaux, des citoyens ont critiqué la hausse des tarifs et l’interdiction des embarcations pour les non-résidents, évoquant un enjeu plus large d’accès aux berges publiques au Québec. D’autres soutiennent toutefois que la mesure pourrait réduire l’achalandage et améliorer l’expérience sur place.

La mairesse reconnaît que la décision ne fait pas l’unanimité, mais insiste sur l’aspect environnemental du dossier. « Je pense que c’est plus sain, autant pour l’érosion à la plage que pour la santé du lac, de vouloir réduire les gens qui vont aller au lac », dit-elle.

Elle rappelle également que la Ville a fait, il y a plusieurs années, le choix politique de conserver ce terrain et d’y maintenir un accès public à l’eau, plutôt que de le vendre. « On a voulu donner cet accès-là à la nature », souligne-t-elle.

La nouvelle tarification sera mise à l’épreuve dès la prochaine saison estivale. La Ville parle d’un « test » et se dit prête à ajuster rapidement le tir si les objectifs ne sont pas atteints, notamment en cas d’effets inattendus sur la fréquentation. « On est prêts à se revirer de bord assez rapidement si on voit que ça ne fonctionne pas », conclut Mme Brière.

6 commentaires

  1. Je suis en désaccord à ce que l’on puisse ne pas avoir accès à nos lacs partout au Québec..
    Concernant le lac Rond ,je m’y suis baigner
    J’ai pêché dans ce lac et aujourd’hui je suis pensionné et je suis restreint à l’accès à ce magnifique endroit.

  2. Bonne idée. Comme cela on pas en profiter nous aussi. Moi et plusieurs de mes voisins de Sainte-Adèle n’y allions pas parce que trop de monde.

  3. Si … , j,entre et me dirige tout droit vers le lac ,pour accéder à l,eau , pour.pouvoir y nager en y fesant le tour .pour qu,ensuite j,en ressorte sans même toucher au sable ni au gazon de votre terrain
    Devrais- je vous donner quand même un 20$ ?
    Résidente des Laurentides

  4. Depuis 4 mois que j’étais en discussion avec la MRC des Laurentides pour que celle-ci achète un petit terrain au lac des pins à Montcalm à un prix abordable. Le Ca avait accepté en novembre, cette semaine le directeur des parcs m’a avisé que la MRC ne déposerait pas d’offre. La patience de 4 mois était motivée par un beau projet de parc public pour donner un accès à la population gratuitement et qui ferait plaisir à plusieurs. Les autorités manquent de volonté tout en laissant certains résidents s’approprier des cours d’eau….

  5. Le tourisme fait vivre les petites villes des Laurentides. Il dépense dans vos resto, dépanneurs, stations d’essence, etc. j’ai grandi à Ste Adèle et j’aime y retourner avec ma mère et des amis. Combien de fois à t il eu des incendies avant la faillite? L’hôtel Chantecler a fait faillite. Les maisons avoisinantes sont abandonnées. L’écurie à abattu ces chevaux! Faire fuire le touriste est déjà en place depuis les derniers 5 ans. St Sauveur va récupérer les rejeter et ce retrouver à nouveau plus populaire que Ste Adèle. Le stationnement devrait être pavé et délimité étant donné qu’ il est payant. Pourquoi payer lorsqu’on traversent le lac ou pour ceux qui voguent sur le lac. Payer pour les sauveteurs ? Iront ils les sauvé? En conclusion,est ce que vos résidents dépenses dans les restaurants? Pensez y.

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