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Les choix immobiliers des Laurentiens en temps de crise

Par julie-laroque

Au cours des prochaines semaines la Laurentienne Brigitte Alepin, une fiscaliste connue internationalement, a accepter d’élaborer pour les lecteurs d’Accès ce Petit guide du contribuable futé des Laurentides… Une réponse au marasme économique ambiant.

Deux crises se côtoient présentement au Canada: la crise économique et la crise écologique. En mars 2009, le président groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, a jugé utile de rappeler aux pays qu’il existe une crise plus grave que la crise économique

Aucune solution n’a été avancée pour les rendre les crise écologiques et économiques complémentaires à court terme. Donc, les sommes nécessaires pour stopper le réchauffement climatique pourraient accentuer les souffrances que la récession économique impose à la majorité des Canadiens. Quelle crise souhaitez-vous que les gouvernements règlent en premier ? Êtes-vous un véritable militant vert ou croyez-vous l’être? Selon les statistiques, il semble que plus la population se préoccupe de l’économie, moins elle accorde d’importance à l’environnement. Faut-il en déduire que c’est NOUS, l’ensemble des individus sur Terre, le principal obstacle au virage vert?

Au mois de décembre 2009, à Copenhague, les pays se réuniront afin de décider de l’effort futur qu’ils accorderont au réchauffement climatique. Le mandat d’AGORA Fiscalité consiste en quelque sorte à imaginer des solutions qui permettront d’aider le Canada à maximiser son effort écologique à Copenhague tout en considérant les enjeux économiques engendrés en temps de récession.

Indépendamment de la décision que les pays prendront, il faut s’attendre à une transformation radicale des sociétés. Elles devront se transformer à l’énoncé suivant: Si les émissions actuelles de CO2 se maintiennent, la probabilité de la disparition de l’Amazonie, (le poumon de la planète) est estimée à 5% aujourd’hui, à 50% en 2030 et à 90% en 2100.

Notre mandat exige que nous analysions toutes les réactions possibles d’un véritable virage vert au Canada, incluant les réactions des marchés, des industries et des entreprises canadiennes. Dans cette rubrique (notre avant-dernière), nous avons pensé que vous aimeriez entendre quelques-unes de nos conclusions mais adaptées aux Laurentides.

Jasons des transformations qui pourraient affecter le marché de l’immobilier dans les Laurentides…

Il y a lieu de penser que d’ici quelques années, la population va préférer acquérir une maison «protégée» contre les conséquences possibles du réchauffement climatique. Dans le choix d’une maison, les éléments suivants deviendront des priorités: l’emplacement (à l’épreuve des zones possiblement sinistrées), la demande d’énergique ainsi que les émissions de GES produite.

Le marché de l’immobilier est important pour les Laurentides. Par exemple, la popularité du Mont Tremblant a été grandement permise grâce à la mise en place d’un projet immobilier de grande envergure. Comme la région des Laurentides inspire la pureté et la nature, les Laurentiens ont avantage à surfer en avant de la vague écologique en matière immobilière. Si l’immobilier risque de réagir rapidement à la crise environnementale, c’est parce qu’il s’agit d’un bien de consommation de longue durée. Les futurs propriétaires deviendront de plus en plus soucieux du fait qu’ils pourraient goûter aux conséquences du réchauffement climatique avec le bien immobilier qu’ils acquièrent.

Si vous êtes un travailleur relié directement ou indirectement à la construction, c’est le temps de comprendre les procédés de construction davantage écologique et de s’y adapter parce que lorsque le vent d’optimisme reprendra, c’est probablement vous qu’on viendra chercher en premier.

Si vous êtes une entreprise, songez à une façon d’adapter vos produit ou vos services à un consommateur qui deviendra plus soucieux de l’environnement. N’allez pas croire que vos clients ne feront pas des choix écologiques. En moins de 10 ans, avant même que l’urgence écologique soit comprise des populations, la presque totalité des ménages ont accepté de mettre une variété de poubelles dans leur cuisine pour recycler.

Si vous êtes un professionnel de l’achat et de la vente d’immeuble, vous avec intérêt à reconnaître les avantages et les inconvénients que peuvent procurer le bien en regard du réchauffement climatique. Si vous cherchez un nouveau métier, songez à devenir expert dans la construction utilisant des matériaux naturels. Si vous êtes un professionnel, assurez-vous de bien comprendre les méandres de la financière et écologique avant de conseiller vos clients en regard de leur marché.

Plusieurs Laurentiens consomment déjà des biens immobiliers avec une conscience environnementale, pensons par exemple au nouvel Hotel de ville de Saint-Sauveur, ou encore au casino de Mont-Tremblant (un bâtiment certifié LEED)…

Depuis 2007, le gouvernement canadien encourage la construction verte par l’entremise du programme écoÉNERGIE. Ceux qui peuvent en profiter sont: les propriétaires d’habitations, les petites et moyennes organisations, les installations industrielles et les établissements publics. L’objectif est de les aider à mettre en œuvre des projets qui permettront d’économiser l’énergie, de réduire les gaz à effet de serre ainsi que la pollution de l’air liés à l’énergie. Ce programme est en vigueur jusqu’au 31 mars 2011(1).

Pour les entreprises, elles peuvent avoir accès à une déduction pour amortissement plus généreuse qu’à l’habitude. La loi de l’impôt sur le revenu permet aux contribuables d’amortir de façon accélérée le coût en capital de certains équipements conçus pour produire de l’énergie de façon plus efficace ou en utilisant des formes d’énergie renouvelables.

Donc, bien qu’il soit tentant de transférer le gros de notre responsabilité écologique aux leaders politiques en temps de crise, les Laurentiens ont des choix et des décisions économiques à prendre en temps de crise. L’industrie touristique Laurentienne aussi aurait avantage à se réinventer rapidement dans la pertinence écologique. En terminant, un petit mot pour les municipalités: Démontrer l’exemple aux populations et retenez que le Vert et une vision, ce pourrait être payant pour les Laurentides.
(1) http://oee.nrcan.gc.ca/organisme/reno-eco-sommaire.cfm

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