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Les Laurentides se joignent à l’initiative de Vélo Québec

Par Josée Pilotte

Le projet-pilote Mon école à pied, en vélo! est le fruit d’une vaste collaboration découlant du Programme de promotion des saines habitudes de vie adopté en 2004 par le gouvernement Charest. Depuis 2005, 11 régions y ont adhéré. Au tour des Laurentides de pédaler dans le même sens.

L’idée originale découle de Vélo Québec. L’organisme compte sur l’appui de Québec en forme, de l’Alliance régionale pour des environnements favorables à de saines habitudes de vie et de Nature-Action Québec, pour mener à bien le projet.
À ce jour, 85 écoles de la province bénéficient de ce programme évalué à 15 000$. Dès la rentrée, 135 établissements devraient en profiter.

L’idée est toute simple. Mettre en place des mesures qui permettent aux élèves de se diriger vers l’école en vélo ou à pied et ce, en toute sécurité. Un plan de déplacement est élaboré en collaboration avec les directions d’école et les services d’urbanisme et de police des villes concernées, et une trousse d’éducation et de sensibilisation sert à mobiliser tant les parents, les enseignants, que toute la communauté sur les bienfaits de cette initiative.

Pour l’heure, seules les Basses-Laurentides ont intégré le programme. Mais Vélo-Québec cherche toujours à recruter une quatrième école de la région.

Des visées plus larges

L’organisme est conscient des limites budgétaires du projet-pilote. Aussi, un nouveau guide d’aménagement pour piétons et cyclistes sera lancé en septembre à l’intention des ingénieurs, planificateurs, urbanistes et autres professionnels du loisir et du plein air afin qu’ils lancent eux-mêmes des projets semblables. Par ailleurs, des formations leur sont déjà offertes. Les municipalités admissibles au Programme d’aide gouvernementale aux modes de transport alternatifs à l’automobile (PAGMTAA) peuvent s’en prévaloir. Toute initiative locale est également bienvenue, souligne Vélo-Québec et les écoles peuvent soumettre leur candidature afin d’obtenir un encadrement et des ressources supplémentaires au guide technique. «Il y a des ingénieurs qui utilisent les mêmes recettes depuis 20 ans, lance le directeur-général de Nature-Action, Pascal Bigras. Mais il y a d’autres recettes qui ne coûtent pas plus cher. C’est une question d’éducation. Et Vélo-Québec est un levier de plus dans le processus. Heureusement, quand il y a un bon coup, les municipalités suivent. Et on espère que le projet va faire tache d’huile.» Il ne faudrait pas être dupe.
À terme, le programme touchera 16 régions et 210 écoles. Le projet-pilote s’étend sur trois ans et vise une initiative plus vaste, soit celle d’aménager des espaces conviviaux qui puissent inciter l’ensemble de la population à devenir plus active. Cette vision pourrait d’ailleurs être directement intégrée aux schémas d’aménagements des MRC. Près de la moitié d’entre elles n’ont pas encore déposé leur nouvelle version et aurait toutes les latitudes pour saisir la balle au bond.

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