Maison des jeunes de Saint-Sauveur/Piedmont : un heureux hasard transforme la salle de musique
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Une rencontre fortuite entre Réal Béland et le coordonnateur de la Maison des jeunes de Saint-Sauveur/Piedmont a donné naissance à un projet qui continue de faire vibrer les jeunes, un an après sa réalisation.

Une rencontre décisive
« C’est arrivé vraiment par hasard. C’est vraiment pas stagé », raconte Réal Béland. Séduit par l’engagement de Luc et de sa conjointe Carole, il a rapidement accepté de donner un coup de main. « J’ai trouvé ça tellement beau. Je les ai trouvés extraordinaires les deux. C’était juste du plaisir de faire ça pour eux. »
L’humoriste, lui-même musicien, a été particulièrement touché par l’idée d’offrir un lieu inspirant aux jeunes. « Je trouve ça le fun que les jeunes jouent de la musique et ne fassent pas juste jouer à la console. »
Une salle qui reprend vie
En plus de la rénovation complète réalisée par l’équipe de l’émission, la salle a reçu un important don de Simon Godin, PDG de Guitares Godin, soit 6 guitares acoustiques et 2 guitares électriques d’une valeur de 8 000$. Ce cadeau a été rendu possible grâce à Kevin Van Hove, membre du conseil d’administration de la Maison des jeunes, qui a sollicité l’entreprise québécoise par l’entremise d’un contact personnel. « Ça leur donne un accès gratuit à des instruments. Ils peuvent toucher à une guitare avant de demander à leurs parents d’en acheter une. Il y a quand même une jeunesse qui joue de la musique. Ça existe encore », souligne-t-il.
Les anciennes guitares provenaient principalement de dons et plusieurs avaient souffert des années d’utilisation. Désormais, les jeunes disposent d’instruments de qualité dans un local entièrement repensé.
Plus qu’une rénovation
Gabriel Ouellette, intervenant à la Maison des jeunes, constate déjà les retombées. « Les jeunes sont vraiment contents. Ils utilisent beaucoup le local de musique. C’est vraiment une belle chose ce que Réal a fait. »
D’ailleurs, pour Réal Béland, le plus beau souvenir n’est pas la transformation de la pièce, mais la rencontre avec Carole Asselin et Luc Charbonneau qui animent le milieu depuis des décennies. « Je me suis senti comme si c’était eux qui m’avaient donné quelque chose ce jour-là. Je me suis senti rempli totalement. »
Kevin Van Hove espère que cette visibilité rappellera à la population l’importance des organismes jeunesse. « Ils ont leur voix eux aussi. Si on peut leur offrir un endroit où créer, apprendre et se retrouver, c’est déjà énorme. »