Le Rucher collectif reçoit 22 500 $ pour verdir les Pays-d’en-Haut
Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)
Le Rucher collectif franchit une nouvelle étape dans sa mission de protection de la biodiversité. L’organisme à but non lucratif, actif depuis huit ans dans la MRC des Pays-d’en-Haut, a obtenu une subvention de 22 500 $ de la MRC afin de déployer son initiative Planter-Fleurir-Nourrir au cours des saisons 2026 et 2027.
Cette aide financière permettra à l’organisme de créer des îlots de biodiversité dans différentes municipalités et auprès de plusieurs organismes du territoire, dans le but d’améliorer les habitats des pollinisateurs, de verdir les milieux de vie et de sensibiliser la population aux enjeux environnementaux.
« On veut créer des vitrines de biodiversité dans les municipalités, les organismes, les CPE et les OBNL de la MRC des Pays-d’en-Haut », explique Michel Bélanger, fondateur du Rucher collectif.
Des projets déjà en marche
Le projet a déjà commencé à prendre forme. Parmi les premières réalisations figurent des aménagements au Garde-Manger des Pays-d’en-Haut ainsi que des interventions prévues à la Maison de la Famille. Une micro forêt urbaine devrait également voir le jour à Sainte-Adèle en collaboration avec la municipalité, tandis qu’un îlot de biodiversité sera aménagé à Piedmont.
Selon M. Bélanger, ces initiatives s’inscrivent dans une vision plus large visant à répondre au déclin observé chez les pollinisateurs, les oiseaux et le couvert végétal.
« L’impact de l’être humain se fait sentir de plus en plus avec l’étalement urbain, l’utilisation des pesticides et les changements climatiques. Nous voulons répondre à tout ça avec des gestes simples, concrets et accessibles », souligne-t-il.
L’organisme, qui est entièrement porté par des bénévoles, est déjà présent dans plusieurs municipalités de la région, notamment à Sainte-Adèle, Saint-Sauveur, Piedmont, Morin-Heights, Sainte-Anne-des-Lacs et Saint-Adolphe-d’Howard. Son volet apicole, axé sur les abeilles et la pollinisation, constitue la base de ses activités, mais l’organisme souhaite désormais développer davantage son volet horticole.
Une reconnaissance du travail accompli
Au-delà de l’aide financière, M. Bélanger voit dans cette subvention une marque de confiance envers le travail accompli depuis plusieurs années.
« Ça confirme que notre mission fait mouche. Ça confirme qu’on est dans l’air du temps, qu’on pose les bons gestes et qu’après huit ans, on est crédible et respecté », affirme-t-il.
Le responsable estime que les préoccupations environnementales occupent une place de plus en plus importante dans les communautés du coin. Selon lui, les citoyens demandent plus d’actions concrètes en matière de biodiversité, de verdissement et de qualité de vie, ce qui pousse les municipalités à soutenir des initiatives comme celles du Rucher collectif.
L’organisme a d’ailleurs connu une croissance importante depuis sa création. Parti avec seulement deux bénévoles, il compte aujourd’hui plus de 50 personnes impliquées dans ses activités.
Une vision à long terme
Dans les prochaines années, le Rucher collectif souhaite poursuivre la végétalisation des espaces urbains tout en renforçant ses activités éducatives. L’organisme prévoit notamment développer davantage son programme de sensibilisation dans les écoles, auprès des aînés et dans les milieux communautaires.
À plus long terme, M. Bélanger souhaite également encourager les municipalités à planter davantage d’arbres indigènes adaptés aux changements climatiques. « Il n’y aura jamais assez de verdure pour égayer notre monde », résume-t-il.
Le Rucher collectif a récemment lancé son nouveau site web afin de faciliter le recrutement de bénévoles et de faire connaître l’ensemble des projets réalisés au cours des huit dernières années. L’organisme invite toute personne intéressée à mettre « la main à la terre » à se joindre à ses activités !