(Photo : Municipalité de Sainte-Anne-des-Lacs )
La séance du conseil des maires et mairesses de la MRC des Pays-d’en-Haut s’est tenu à Sainte-Anne-des-Lacs ce mois-ci.

MRC des Pays-d’en-Haut : une gare qui coûte plus cher et Québec qui se fait attendre

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Le 8 septembre, la MRC des Pays-d’en-Haut a jonglé avec une facture gonflée et des subventions en retard. Le dossier minier s’est aussi invité à la table.

D’emblée, la préfète Catherine Hamé a voulu calmer le jeu. Il y a un média local qui a publié un article sur les territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM). « Je tiens à rassurer la population. La MRC travaille depuis longtemps à faire reconnaître le territoire comme incompatible avec l’exploitation minière », a-t-elle déclaré. « C’est un dossier prioritaire pour nous. Donc, pas de souci à avoir. » D’ailleurs, en 2022, journal Accès rapportait que la MRC tentait depuis six ans d’obtenir cette reconnaissance.

Des études réclamées

Adoptée en août, la hausse des coûts à l’ancienne gare de Mont-Rolland a fait réagir. Le budget des travaux passe de 1 870 400 $ à 4 614 000 $. Dans une question transmise à l’avance, une personne demande s’il existe des études justifiant cette hausse. Elle demande aussi que la MRC publie les études et les comparatifs de coûts avant l’octroi du contrat. En réponse, la préfète rappelle que les documents adoptés par le conseil sont déjà publics. Pour le reste, il faudra passer par l’accès à l’information. « Il y a des documents qui sont des documents de travail », a-t-elle précisé.

Selon elle, la comparaison avec le projet initial ne tient pas. « On n’est pas du tout dans le même genre de projet. » En effet, les travaux prévus au départ étaient surtout esthétiques. Or, le « carnet de santé » du bâtiment a changé la donne. « Ce n’est pas que les travaux initialement prévus sont plus chers. C’est qu’on est complètement dans un autre projet. »

Toutefois, la facture n’est pas finale. « Ces chiffres-là sont appelés à changer. Ce sont des estimations pour le moment », a-t-elle ajouté.

Québec en retard

Par ailleurs, le Transport adapté et collectif des Laurentides (TACL) a obtenu une avance de fonds de 200 000 $. L’organisme attend toujours certaines subventions provinciales. « En fait, on leur prête des sous en attendant que les fonds rentrent », a expliqué Catherine Hamé.

Au total, les avances consenties au TACL approchent 600 000 $. « On a un gros manque de prévisibilité de la part du gouvernement provincial. Ça affecte énormément nos organismes qui offrent un service essentiel. »

Un levier régional

À l’inverse, la collaboration régionale rapporte gros en bioalimentaire. La MRC investira 37 500 $ sur trois ans dans une entente sectorielle, tandis que les ministères y injecteront 1 M$. « Quand on se met tout le monde ensemble, ça nous donne un levier », a souligné la préfète.

La population consultée

Enfin, le conseil veut consulter la population avant même le premier projet de schéma d’aménagement. « Les gens s’intéressent énormément à l’aménagement du territoire. Ça va être une opportunité exceptionnelle », a-t-elle affirmé.

De plus, la MRC administrera les prêts d’un programme provincial d’aide d’urgence aux PME touchées par les tarifs. Un comité d’analyse, dont fait partie la préfète, tranchera les demandes. « C’est important de dire que ce comité-là est décisionnel », a-t-elle insisté.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.