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MRC des Pays-d’en-Haut : Un fonctionnaire de l’ONU songe à la préfecture

Par Luc Robert

Martin Nadon, expert en élections pour l’ONU, songe à revenir en politique municipale. Discussion avec le Piedmontais sur ses projets à venir.

Prochainement, il veillera à l’instauration d’une structure électorale adéquate en vue de la tenue du référendum de souveraineté de 2022 de la Nouvelle-Calédonie.

Martin Nadon a l’habitude des scrutins, lui qui a été membre de l’équipe principale de la mission d’observation électorale du Canada pour l’élection présidentielle d’avril 2019, en Ukraine.

« Voilà une quinzaine d’années que je suis impliqué à titre d’expert électoral et en démocratie. Je suis revenu de l’Afrique en juillet dernier. Je repars le 10 février pour la Nouvelle-Calédonie. J’ai hâte de prêter assistance à l’organisation du référendum, mais ça se fera cette fois dans le contexte particulier de la pandémie », a-t-il souligné.

Une fois sur place, M. Nadon devra naviguer entre les camps loyalistes et séparatistes. Le vote loyaliste a reçu 53,26 % des voix, contre 46,74 % pour le vote indépendantiste, lors du scrutin de 2020. Cependant, l’écart n’a été que de 9 965 voix, soit près de deux fois moins qu’en 2018.

« Ça risque de chauffer, mais je ne suis pas craintif : personne ne va essayer de tirer sur un fonctionnaire de l’ONU. J’ai toutefois beaucoup de respect pour les observateurs d’élections et les travailleurs humanitaires. Ces derniers vont soigner des gens dans les camps de réfugiés, aux risques des effets sur leur propre santé », a-t-il poursuivi.

Il songe à la préfecture

Récemment conseiller technique principal en Afrique, pour le compte du programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), entre autres au Burkina Faso et en Côte-d’Ivoire, M. Nadon songe à accrocher son baluchon. « À 62 ans, j’y vais un mandat à la fois, avec des longs congés en intermèdes. Quitter la famille à coups de six et de douze mois devient difficile. Je décante à chaque retour. Je viens du monde municipal et plusieurs personnes des Pays-d’en-Haut m’ont sollicité pour que je me présente à nouveau, en novembre prochain, au poste de préfet de la
MRC. C’est très flatteur et j’y songe. Dois-je prendre une semi-retraite de l’ONU et continuer mes missions, ou revenir au monde municipal ? Je songerai à ça, en Nouvelle-Calédonie. »

Martin Nadon a déjà œuvré en tant que directeur général des municipalités de Saint-Adolphe-d’Howard, de Bellefeuille, de Bois-des-Filions et de Saint-Lazare.

Et que trouve-t-il d’inspirant à se présenter pour diriger la MRC des Pays-d’en-Haut ?

« Ça bouge dans les Pays-d’en-Haut. Le complexe sportif est bâti dans un cul-de-sac. Était-ce le meilleur endroit pour le développement économique ? On essaiera de tirer le meilleur parti possible de son lieu d’édification, si je suis élu. De même, il ne faut pas laisser les promoteurs immobiliers mettre de la pression, parce que nous sommes en pandémie. On ne peut laisser nos lieux devenir une banlieue montréalaise. Les schémas d’aménagements sont repensés actuellement et il nous faut préserver nos acquis. Ils définissent les orientations des 10 prochaines années. Il faut être vigilant. »

Martin Nadon a recueilli 2 000 voix au scrutin de 2017 de la MRC des Pays-d’en-Haut, derrière André Genest (élu, 6 015 votes), Guy Vandenhove (4 201 votes) et Marie-Claire Vachon (3 114 voix). Le poste de Préfet sera à l’enjeu le 7 novembre 2021.

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7 Comments

  1. Alain Daviault

    Il serait grand temps que les orientations de la MRC tiennent compte de notre réalité économique et valeurs. Monsieur Nadon a un profil professionnel, ne laissant personne indifférent. En dépit de ses compétences et un parcours fort intéressant, il serait en mesure de créer un équilibre profitable et saine pour les citoyens.

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    • Richard Allard

      M. Nadon est arrivé bon dernier aux dernières élections et ça s’explique. Il se décrit comme expert international et souligne à grands traits ses expériences outremer. En contre-partie, il remet en doute la valeur de la décision concernant l’emplacement du centre sportif. Doit-on lui rappeler que les jeux sont fait et que la dernière chose dont on a besoin, c’est de quelqu’un qui ramera à contre-courant. Monsieur, le projet est le résultat du processus démocratique et c’est la voix des citoyens qui a eu gain de cause. Aussi compétent soyez-vous à l’étranger, nous avons ici besoin d’un préfet qui saura mettre toutes ses énergies à promouvoir les installations. Vous n’y croyiez pas au départ et à la lecture de l’article, vous ne semblez pas y croire encore aujourd’hui. Pourquoi alors vous présenter? Nous élirons un préfet enthousiaste et qui fera mieux que de remâcher le passé.

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      • Alain Daviault

        La notion de citoyen-décideur va prévaloir sur votre discours actuel et les enjeux collectifs et intérêts seront dits.

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        • Richard Allard

          Je rappelerai que l’étape ultime du processus démocratique est le raliement derrière la voix du peuple. À mon sens, dans le dossier du centre sportif, le peuple s’est exprimé d’abord sur sa réalisation et ensuite sur son emplacement. Je serai donc tout à fait de votre avis: la notion de citoyen-décideur doit prévaloir et, dans ce cas, a prévalu.
          Mettre en poste quelqu’un qui saura donner les chances de succès à ce projet tant attendu me semble plus indiqué.
          Le sophisme d’autorité employé comme argument ne tient pas la route et discrédite celui qui l’utilise en démontrant à l’évidence qu’aux yeux de son auteur, son point de vue domine par le simple fait qu’il l’exprime. C’est démontrer peu d’ouverture et l’ouverture est une qualité essentielle quand on aspire à un poste politique.
          Revisons tous nos vieilles notions de philosophie et profitons en pour élever le débat😉

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          • Alain Daviault

            Je ne crois pas que le Préfet actuel qui après 30 ans de vie municipale serait l’outil politique nécessaire afin d’agir et de mobiliser les citoyens.

  2. Dwight Brown

    Un question pour Mr. Martin Nadon, une question quand meme simple et facil a repondre avec un oui ou non. Apres tout c’est un question sur ces propres valeurs qu’un politiques, ne devrait pas changer.

    Mr. Nadon face a un impass après discussion et/ou négociations, vous avez un choix a faire (après que vous en prendre connaisance de la Loi 132) entre un projet d’urbanisme aux depens de la nature, ou un projet de conservation aux depense de l’urbanisme. une priorite seulement Les ecosystems de la MRC or l’urbanisme.

    On va réduire la question a deux mot de choix. Environement ou Developpment.

    SVP ne reponder pas avec un « Ca dépend » ou « ils sonts pareille » car ceci est la route des politiciens pour se rassurer un porte de sortie quand ils n’ont pas de conviction sur les enjeux morales. entre ces deux on peut n’avoir qu’un priorité. Dites nous la votre.

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    • Martin Nadon

      Sans aucune hésitation M. Brown: l’environnement! Le développement à tout prix pour moi c’est NON.

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