Le Musée du ski s’adapte aux tendances modernes

Par Journal Accès

Saint-Sauveur

Luc Robert – À la veille de son 35e anniversaire de fondation, en 2018, le Musée du ski des Laurentides entend faire peau neuve. Il entend conserver à la fois son volet historique, mais veut aussi relever les défis des années futures.

Pour ce faire, la présidence du musée a été confiée en juin dernier à Pierre Gauvin, qui profitera de deux mandats renouvelables de deux ans, afin d’amener celui-ci vers de nouveaux sommets.
« Mon prédécesseur, Gilles Dazé, m’a laissé les clés d’un organisme en très bonne santé. À moi de trouver les façons de le faire scintiller et progresser à nouveau », a souligné en entrevue Pierre Gauvin.
À l’instar de la société, le monde du ski évolue rapidement. Le musée suit la tendance.
« Mon mandat consiste entres autres à renouveler notre clientèle, mais aussi à diversifier notre reconnaissance des athlètes, pour notre Temple de la renommée. La société vieillit et notre pool de gens à honorer diminue aussi avec le temps. C’est dans cette veine que nous avons honoré, pour cette 34e intronisation au panthéon, Philippe “Philou” Poirier, qui a été l’un des inventeurs du freeskiing, une branche rebelle du ski acrobatique. Il a été reconnu mondialement pour avoir inventé plusieurs sauts. Cette intronisation démontre notre nouvelle orientation élargie de candidats considérés. »

Les nouveaux horizons ne se limitent pas seulement au ski acrobatique.

« Via la société d’histoire, nous essayons de sortir des sentiers battus. Par exemple, on cherche des gens influents en ski de fond. Des bâtisseurs qui ont fait vivre et développer ce créneau. Les sports de glisse ont plusieurs ramifications et nous les explorons. »
De même, Pierre Gauvin avance que le milieu du ski est sorti de son « âge d’or ».
« Tout a commencé ici en 1905, dans les Laurentides. Le musée possède plus de 7 500 artéfacts pour en témoigner. Sauf que, depuis environ 1999, il est survenu une coupure. Le ski familial a fait place au ski commercial. Avant, on venait skier en famille lors des congés.
De nos jours, tout va vite : on vient déposer nos jeunes à leurs cours de ski, puis on les reprend et c’est le retour immédiat en ville. C’est une autre réalité, à laquelle nous nous adaptons. »

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *