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Québec Solidaire entend faire mieux

Par nathalie-deraspe

Les investitures de Québec Solidaire pour la région des Laurentides, ont eu lieu la veille du déclenchement des élections, à Saint-Jérôme. Une trentaine de personnes se sont déplacées pour appuyer les candidats en lice.

Jeux de chaises et visages jeunots. Voilà ce qui pourrait résumer en quelques mots la soirée de mardi soir dernier à Saint-Jérôme. Militants du milieu communautaire, environnementalistes et supporteurs, tous se réclamant d’une gauche plus ou moins radicale, s’apprêtaient à appuyer ceux et celles qui aspirent à rien de moins qu’un renouveau politique. Dans la salle, plusieurs têtes blanches rescapées des mouvements indépendantistes des années ’60, diront certains.

Mylène Jacoud réitère son engagement, cette fois dans Bertrand. Parfaitement à l’aise, sans discours à la main, la jeune femme d’origine européenne habite les Laurentides depuis 10 ans. Sociologue et criminologue de formation, Mme Jacoud affirme retrouver au sein de son parti des valeurs qui lui sont propres. «Québec Solidaire sort des sentiers battus et met l’humain au cœur de ses préoccupations. C’est un des rares partis qui offre un programme avec une logique dans toutes les dimensions au lieu d’offrir des programmes éclatés électoralistes», a-t-elle lancé au cours de sa présentation.

L’ancienne coordonnatrice pour QS dans la région des Laurentides, Lise Boivin, la remplace dans Prévost. «Ça fait 30 ans que je travaille à Saint-Jérôme et je connais bien le comté.» Enseignante en technique d’éducation spécialisée, Lise Boivin s’est impliquée dès la première heure pour mieux faire connaître Québec Solidaire dans la région. Elle est membre fondatrice du comité de coordination de Bertrand et coordonne l’équipe régionale. Elle fait également partie de la Commission nationale des femmes de QS et du comité de révision des statuts.

Kim Joly, étudiante en maîtrise en coopération internationale, sera dans la course dans Mirabel. Elle aspire notamment à un système de transports en commun plus efficient dans sa région. Pour sa part, le candidat de Blanville, François Gagnon-Bergmann, n’hésite pas à afficher ses couleurs. Il est secrétaire général du Parti communiste du Québec et travaille depuis 5 ans comme manœuvre spécialisé dans le domaine de la construction. Environnement, santé et pauvreté sont au cœur de ses préoccupations. Son voisin dans Groulx, Adam Veilleux, est étudiant en philosophie. Impliqué dès le départ dans Québec Solidaire, le jeune homme entend poursuivre son travail de conscientisation et d’éducation populaire pour faire réfléchir les citoyens par eux-mêmes et leur éviter qu’ils ne tombent dans le piège de la pensée unique qui fait tant profiter les grands et vieux partis (sic). Le candidat Luc Boisjoli brillait par son absence. Des obligations liées à son implication en tant que conseiller municipal de La Macaza l’ont empêché d’être présent mardi soir. Il brigue le comté pour une deuxième fois d’affilée. Finalement, le bachelier en animation et recherche culturelle, Julien Demers, se lance dans Deux-Montagnes pour une troisième campagne électorale. Faisant le pari de l’intelligence collective, ce spécialiste en planification territoriale et développement local voit le député comme un « animateur des forces vives d’une région». Conscients des forces en place, les candidats de Québec Solidaire exhortent la population de voter selon ses valeurs. Dans la région, ceux-ci espèrent doubler leurs appuis, ce qui leur permettrait d’obtenir autour 8 % des voix. L’organisation aurait trouvé jusqu’à présent un peu plus de la moitié de ses candidats.

LES ÉLECTIONS PROVINCIALES DANS LES LAURENTIDES

Une troisième voie existe, lance le chef des Verts

Nathalie Deraspe

Le parti Vert du Québec a encore du mal à recruter des membres qui acceptent de réitérer leur engagement d’une élection à l’autre. Dans les Laurentides, Richard Savignac a porté le flambeau depuis l’assemblée de fondation dans Bertrand en 2005, mais depuis qu’il est papa de deux jeunes enfants, celui-ci a tiré sa révérence.

Ce n’est que dimanche que seront dévoilés les noms des candidats pour chacune des circonscriptions du Québec. Jacques Rigal, qui était de l’élection fédérale, a affirmé qu’il ne serait pas de la course. Autrefois, c’était chose commune de voir un candidat au provincial se présenter lors d’élections fédérales. Il a laissé filtré qu’une mésentente à l’interne rendait la pratique désormais impossible. Richard Savignac avait fait le saut à deux reprises. Au Québec, celui-ci était passé de moins de 2 % des appuis à près de 5, soit un des meilleurs scores de la province.

Le chef du parti, Guy Rainville, a affirmé dans un communiqué que les verts seraient présents dans chacun des comtés. « «L’enjeu de cette élection n’est pas la survie du gouvernement minoritaire, mais la route que nous désirons emprunter face aux défis importants qui nous attendent. J’encourage les gens à écouter, à comparer et à critiquer les positions des différents partis. Je suis convaincu que, pour la première fois depuis longtemps, ils vont constater qu’il y a une réponse au cynisme, qu’une troisième voie existe et qu’elle passe par le Parti vert du Québec.»
****Similitudes****

Par endroits, la position des verts ressemble en tous points à celle de Québec Solidaire, qui arrache sensiblement le même nombre d’appuis que leurs concurrents. Tant les verts que les solidaires veulent «mettre l’être humain au coeur de toutes les décisions politiques». D’une formation à l’autre, voilà ce que signifie le développement durable dans son sens le plus large. «À part l’environnement, les verts n’ont pas vraiment de plate-forme», argue la candidate de Prévost, Lise Boivin. «L’environnement occupe, bien sûr, une partie importante de nos préoccupations. Cependant, celles-ci touchent autant l’économie, la démocratie ou l’éducation», indiquent les verts.

Les deux partis ont multiplié les discussions mais vraisemblablement, ils n’arrivent pas à se convaincre de la nécessité de réunir leurs forces. Les verts et les solidaires ont tout de même fait front commun pour tenter de prendre place au débat télévisé des chefs, dont la date n’a pas encore été arrêtée.

Guy Rainville soutient que son parti va présenter des idées réalistes pour faire du Québec un champion de l’économie de demain plutôt qu’une victime de l’économie d’hier. «Nous allons faire pression pour que ces idées soient entendues clairement et qu’elles ne soient pas noyées dans la rhétorique des vieux partis et leur vision à court terme.» Les verts espèrent doubler leurs appuis.

AUTRE NOUVELLES

Nouveau réseau de haltes routières en PPP

Le gouvernement donne son aval

La ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie, Julie Boulet, va de l’avant avec son projet de haltes routières. La signature cette semaine, d’une entente de partenariat public-privé pour la conception, la construction, le financement, l’entretien et l’exploitation d’un premier groupe de sept aires de service sur le réseau autoroutier québécois, vient confirmer le projet.

Comme nous l’avons déjà rapporté dans nos pages, l’entente en question précise qu’un consortium d’investisseurs gouverné par le promoteur de Québec Immostar inc., sera en charge du dossier. La corporation financière Stonebridge, reconnue pour son expertise en montage financier et en syndication dans le marché institutionnel, a mis en place le financement à long terme nécessaire pour la concrétisation du projet, dont les investissements sont estimés à 35 M$ de la part du partenaire.

Les sept aires de services visées par l’entente comprennent la Porte-du-Nord, située sur l’autoroute 15, à Saint-Jérôme. La rumeur voulant que d’autres chaînes de restauration rapide fasse leur apparition sur le site avait suscité la commotion auprès des maires et commerçants de la région. Plusieurs y voyaient de l’ingérence et une concurrence déloyale de la part du gouvernement. Le 22 octobre dernier, le Regroupement régional des chambres de commerce des Laurentides avait décidé de sonder ses membres sur la question. L’annonce officielle est survenue avant leur prochaine rencontre, fixée en décembre.
****Inquiétudes****

Le directeur-général de la Chambre de commerce de Sainte-Agathe, ****Daniel Desjardins****, a indiqué qu’après consultation, les Laurentides était la seule région à exprimer des inquiétudes face au projet. À l’époque, Rivière-du-Loup avait le même dilemme. La Fédération des chambres de commerce où je siégeait avait appuyé la Ville. Aujourd’hui, ils s’en mordent les doigts. C’est un secret de polichinelle. Les commerces qui vont s’installer là ne feront pas de la haute gastronomie. On parle d’un Tim Horton’s et d’un St-Hubert Express. L’important, c’est de s’assurer que notre offre touristique soit là et bien en vue.» Les travaux devraient être achevés d’ici trois ans.

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