Sainte-Adèle : itinérance, urbanisme et transport au coeur de la séance du conseil
Par Alexane Taillon-Thiffeault (Initiative de journalisme local)
Le conseil municipal de Sainte-Adèle a tenu sa séance ordinaire le 20 avril, abordant plusieurs dossiers structurants pour la municipalité. Entre les enjeux liés à l’itinérance, les projets d’infrastructures, la mobilité régionale et la vie communautaire, les élus ont multiplié les annonces et les prises de position.
D’entrée de jeu, la mairesse Nadine Brière a présenté le nouveau site Internet municipal, un projet relancé après la pandémie et réalisé au coût de 43 000 $. L’objectif : offrir aux citoyens un accès simplifié à l’information municipale et à des services mieux organisés.
L’itinérance : enjeu local devenu régional
Le dossier de l’itinérance a occupé une place importante en début de séance. La Ville a dressé un premier bilan de la halte climatique ouverte au centre-ville depuis novembre 2025. Selon les chiffres présentés, 91 personnes différentes y ont été accueillies au cours des quatre derniers mois.
Les élus ont rappelé que la problématique dépasse largement les frontières de Sainte-Adèle. Des personnes en situation de vulnérabilité proviendraient de plusieurs régions du Québec et de municipalités voisines. Le conseil a ainsi adopté une résolution demandant à la MRC des Pays-d’en-Haut une mobilisation régionale plus soutenue.
En parallèle, une somme de 100 000 $ a été puisée dans les surplus municipaux pour financer diverses interventions : amélioration de l’éclairage, sécurisation du parc Claude-Henri-Grignon, surveillance accrue et soutien logistique. Un montant additionnel de 25 000 $ sera consacré à des services de sécurité sur le territoire.
Appui au TGV
Le conseil a également appuyé la Ville de Mirabel dans ses démarches entourant le projet de train à grande vitesse Québec-Toronto, aussi appelé Alto. Sainte-Adèle soutient la demande visant à privilégier un passage sur des terrains fédéraux afin d’éviter des expropriations.
Les élus ont aussi appuyé l’idée de réserver un futur arrêt dans le secteur de Mirabel, jugeant essentiel de prévoir les besoins croissants de la région des Laurentides.
Dans la même foulée, Sainte-Adèle s’est jointe au front commun régional réclamant davantage d’investissements en transport ainsi que des mesures pour améliorer la sécurité sur l’autoroute 50, théâtre de nombreux accidents au fil des ans.
Développement sous surveillance
Le conseil a réitéré sa volonté de mieux encadrer la croissance immobilière. Des consultations publiques débutent afin de recueillir l’avis des citoyens sur l’avenir urbanistique de Sainte-Adèle.
Les élus ont rappelé que plusieurs projets autorisés avant les dernières élections poursuivront leur développement, représentant environ 400 nouvelles portes au cours des prochains mois. Toutefois, de nouveaux projets demeurent freinés par les moratoires en place.
Un projet de 16 logements sur la rue du Congrès a notamment vu ses demandes de dérogations mineures rejetées. Les membres du conseil ont expliqué vouloir mettre fin à une pratique jugée trop permissive et exiger désormais des projets conformes à la réglementation, particulièrement lorsqu’ils risquent d’affecter la qualité de vie du voisinage.
Sports, loisirs et culture en vedette
Parmi les investissements annoncés, la réfection du parc Claude-Cardinal figure parmi les plus importants. Un contrat de 1,1 M$ a été octroyé pour aménager sept terrains de pickleball et remettre à niveau le skatepark. Ce dernier devrait rouvrir à l’automne 2026.
La Ville a aussi autorisé l’ajout d’un nouveau sentier au parc des Pentes 40/80, un site de vélo de montagne très fréquenté par les jeunes. Du côté culturel, 67 500 $ seront investis pour restaurer les 16 murales emblématiques de Sainte-Adèle, dont les couleurs ont été altérées par le temps. Le fonds culturel municipal versera également 15 000 $ à divers projets artistiques et événements.
Appel à la participation citoyenne
En fin de séance, plusieurs conseillers ont insisté sur l’importance de la participation citoyenne, tant pour les consultations publiques à venir que pour les initiatives environnementales, notamment la réduction des déchets et de possibles corvées de nettoyage printanier.