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SOPAIR : Création d’une brigade de bénévoles dans les sentiers

Par Production Accès

En raison du déconfinement graduel de notre région débuté depuis quelques semaines, une brigade de bénévoles a été mise en place par la Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR) afin d’encadrer la pratique du plein air sur notre territoire et d’informer les utilisateurs des nouvelles manières de procéder. La directrice générale de la SOPAIR, Marie-France Lajeunesse, nous parle de cette initiative.

 

Mission de la SOPAIR

La Société de plein air des Pays-d’en-Haut (SOPAIR) est un organisme de consultation et de concertation qui veut assurer la conservation, la pérennité, l’accès et le développement des sentiers de plein air et autres espaces récréatifs sur le territoire de la MRC des Pays-d’en-Haut.

 

« On réouvre progressivement le territoire et les premières places qui seront achalandées, ce sont nos pistes de plein air et nos réseaux de sentier. Il y avait donc une volonté que cette reprise se déroule de manière sécuritaire. Il y avait cette idée de rassurer la population et de s’assurer qu’il n’y ait pas de débordements. […] La brigade a débuté son travail lors de la longue fin de semaine du 16 mai dernier. C’est une bridage qui est présente toutes les fins de semaine dans les sites les plus achalandés », explique la directrice.

Informer et sécuriser les utilisateurs avant tout

Or, elle tient à spécifier que les bénévoles ne jouent pas le rôle de policiers. Il ne s’agit pas d’une brigade coercitive, mais plutôt d’une brigade dont la présence permet notamment d’informer et de sécuriser les utilisateurs. Les bénévoles répondent donc aux questions des utilisateurs des réseaux, par exemple au sujet de la présence de blocs sanitaires.

La directrice de la SOPAIR rapporte que la réception des utilisateurs vis-à-vis la présence de bénévoles est somme toute très positive. « À part quelques petites anecdotes, nous avons beaucoup plus de remerciements et de félicitations. […] C’est vraiment mieux reçu que ce qu’on croyait », affirme-t-elle.

Depuis les trois dernières semaines, 55 bénévoles, dont certains récurrents, ont participé à l’initiative pour un grand total de 177 heures de bénévolat. « En tout, il va y avoir une dizaine de sites couverts à la fin de l’été toutes les fins de semaine », souligne Marie-France Lajeunesse. Son souhait est d’avoir entre 2 et 4 bénévoles chaque fin de semaine pour chaque site ciblé.

Anticipation d’une nouvelle clientèle

Marie-France Lajeunesse, comme plusieurs, a remarqué que lorsqu’il a fait très beau et chaud, certains sites ont « débordé ». La directrice anticipe la venue d’une nouvelle clientèle en vue de la saison estivale. « On s’attend à ce qu’il y ait peut-être un nouveau type de clientèle, des gens qui sont habituellement moins portés à aller dans les sentiers. » Elle croit qu’il s’agira d’un défi de communication. « On ne sait pas si ça va arriver, mais c’est à ce contexte qu’il faut être préparé. C’est à quoi on s’attend et c’est donc à quoi on travaille », conclut-elle.

 

Le plein air dans la MRC en chiffres

En 2010, le nombre d’excursionnistes dans les Pays-d’en-Haut avait été estimé à près d’un million

L’inventaire actuel des sentiers non motorisés dénombre plus de 1100 km de sentiers en tout genre

75% du réseau des Pays-d’en-Haut se situe sur des terrains privés

Industrie du plein air : La plus récente étude sur les parcs des Laurentides réalisée en 2017 évaluait à 143 000 000 $ par année la contribution de celle-ci à l’économie du Québec.

Source : Politique de protection et d’accès aux sentiers, MRC des Pays-d’en-Haut, 2017.

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