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Un incendie spectaculaire ravage un entrepôt de Saint-Jérôme

Par Éric-Olivier Dallard

Un entrepôt situé dans le parc industriel de Saint-Jérôme a complètement été détruit par les flammes, lundi. Le sinistre était tel que deux jours plus tard, le service d’incendie était encore sur place pour s’assurer que le feu ne surgisse à nouveau.
«Pour nous, c’était Beyrouth», lance le chef aux opérations, Marc Lapointe. Plus de 70 pompiers ont été dépêchés sur les lieux tôt dans la matinée de lundi, après une série d’appels logés au 9-1-1. Plusieurs employés s’apprêtaient à rentrer au travail au moment où les flammes ont pris naissance.

Avec une superficie de 102 000 pieds carrés, la charge calorifique était très importante, explique le chef des pompiers. Aussi a-t-il fallu demander l’assistance de sapeurs en provenance des villes avoisinantes, afin de donner un peu de souffle au personnel et au matériel utilisé. En tout, 7 municipalités sont venues faire le relais. C’est dire l’ampleur des dégâts.

Plusieurs explosions

D’entrée de jeu, les pompiers ont fait face à une difficulté majeure. Personne ne pouvait dire avec exactitude ce qui se trouvait dans l’entrepôt en question. Après vérification, celui-ci contenait notamment un inventaire de 3000 tonnes de pâte vierge de la compagnie Cascades, des pneus, ainsi que des poêles à l’éthanol, une substance hautement explosive.

Une série de déflagrations de petite à moyenne envergure ont éclaté tout au cours des opérations. Heureusement, seul un pompier a été blessé légèrement. La Direction de la Santé publique et le ministère de l’Environnement ont dû intervenir pour s’assurer que les émanations en provenance de l’incendie n’incommodent la population. La pluie a engendré une immense colonne de fumée basse qui se dirigeait directement vers les résidences. En guise de précaution, une garderie a d’ailleurs été fermée pour la journée. Les intervenants ont également mesuré la toxicité de l’eau de ruissellement. Après vérifications, tout s’est avéré dans les normes.

Il aura fallu près de 18 heures pour que les pompiers puissent enfin contrôler le brasier

et ainsi cesser sa propagation. Au plus fort de l’incident, la fumée était si intense qu’elle venait compliquer le travail des sapeurs. Mercredi matin, les pompiers étaient toujours sur les lieux munis d’échelles aériennes pour continuer d’arroser ce qui pouvait rester de flammes, tandis que des pelles mécaniques se chargeaient de déplacer les débris de matériaux.

Pour l’instant, difficile d’évaluer les dommages du sinistre. Il y en aurait pour plusieurs dizaines de millions de dollars. La compagnie d’entreposage Maxzone System a déjà trouvé un nouveau site pour poursuivre ses opérations. Cascades assure pour sa part que les pertes encourues n’affecteront pas la production quotidienne de ses usines.

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