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Un spectacle bénéfice pour sortir de la rue le Café SOS

Par nathalie-deraspe

Même s’il n’est pas tout à fait à la rue, le Café Solidarité, Orientation Sociale n’en mène pas large.

L’organisme a dû se relocaliser trois fois depuis 2003. Les jeunes qui l’occupent ont lancé l’idée d’un spectacle, histoire de réunir fonds et amis.

Fondé en mars 2003, le Café de rue SOS a été victime d’un incendie criminel à peine trois mois après avoir établi ses locaux dans le centre-ville de Saint-Jérôme. L’édifice est une perte totale. Même s’il venait de voir le jour, l’organisme arrivait à joindre 341 jeunes de la région. Six d’entre eux étaient logés au deuxième étage. Des jeunes pour la plupart délaissés de leur famille, aux prises avec des problèmes sociaux de toute sorte. Tout ce beau monde s’est retrouvé à la rue et les intervenants ont peu à peu délaissé le navire. Mais le soir de l’incendie, la bande s’est rapportée rapidement, rassurant du coup la directrice générale Claire Léveillé. Le feu s’était propagé tellement vite, que les pompiers auraient eu fort à faire pour fouiller l’établissement à la recherche d’individus. Il a fallu 14 heures pour maîtriser le brasier.

Pendant 15 mois, le Café a été hébergé gracieusement par le centre de bénévolat et Sida-Amitié. Avec l’aide du service d’urbanisme de la Ville et de l’architecte Jacques Hébert, un comité maison évaluait chacune des opportunités de logement.

Ce n’est qu’au 1er octobre 2008 que l’organisme a un nouveau toit. Mais le 3 février dernier, le café est une fois de plus évacué d’urgence. Cette fois, ce sont les fondations qui menacent. Un locataire est à la rue. Depuis, le Café SOS loge derrière les bureaux du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides. Pour l’instant, la petite équipe d’intervenants arrive à vivre dans ses locaux exiguës, mais a du mal à accueillir les jeunes, faute d’espace. De plus, la boutique de produits locaux et équitables n’est plus aussi rentable. En d’autres temps, celle-ci pourrait rapporter facilement 20 000$ par an, en plus de servir de plateau de travail pour les jeunes en réinsertion.

Le 6 juin prochain, ils seront plusieurs à offrir leur prestation au Parazart de Saint-Jérôme. D’autres artistes en arts visuels y dévoileront leurs œuvres.

Le Café SOS a été créé pour pallier aux problèmes d’itinérance chez les 16-25 ans. Trois intervenants spécialisés tentent de favoriser leur intégration en les impliquant directement dans une foule de projets à caractère social. «Moi j’ai été évacuée de mon lieu de travail, de dire Claire Léveillé, pas de chez nous.» À l’avenir toutefois, l’organisme ne pourra plus héberger de locataires, faute de fonds pour fournir un intervenant en mesure de superviser les lieux. Le spectacle est une collaboration avec la Maison des Jeunes de la Rivière du Nord.

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