Photo gracieuseté GBT

Le projet ambitieux de la Grande Boucle Tremblant 

Par Patrice Francoeur

À terme, cet ambitieux projet d’un sentier quatre saisons de 80 km (non motorisées), où les skieurs de fond, les raquetteurs, les cyclistes, les coureurs et les randonneurs pourront s’y donner à cœur joie. État des lieux.

Le projet souhaite créer un lien entre le parc national du Mont-Tremblant, la station Mont-Tremblant, le Domaine Saint-Bernard, les sentiers de la ville de Mont-Tremblant, ceux de la municipalité de Lac-Supérieur ainsi que ceux de Val-des-Lacs. La Grand Boucle Tremblant (GBT) étend ses tentacules sur les territoires des municipalités de Lac-Supérieur, de Mont-Tremblant et de Val-des-Lacs.

L’idée de cet ambitieux projet émane de Serge Dubois, alors président de Ski de Fond Mont-Tremblant (SFMT) et de André Lemay et Martin Soucy, qui furent directeurs du parc national du Mont-Tremblant au début des années 2000, mais aussi de Roland Doré (1938–2023), qui est une figure majeure du monde de l’ingénierie et de l’aérospatiale.

Photo gracieuseté GBT

Petit train va loin

À ce jour, 70 % du tracé est achevé, ce qui représente environ 56 km, il n’en reste que 24 km à compléter. Ainsi, le segment Lac-Supérieur – Val-des-Lacs est achevé à 80 %, celui reliant Val-des-Lacs à Mont-Tremblant est complété à 90 % et finalement, le segment Mont-Tremblant – parc national est parachevé à 80 %.

Été comme hiver, ceux qui emprunteront la Grande Boucle jouiront de plusieurs lieux dignes d’intérêt. On n’a qu’à penser aux Chutes croches et à son belvédère, une promenade d’une distance modeste (0,8 km) et au dénivelé positif accessible (22 m) qui convient à toute la famille.

Les plus sportifs n’hésiteront pas à gravir le sommet du mont Tremblant en empruntant, entre autres, le sentier du Grand Brûlé avec ses 5,6 km et son dénivelé positif de 640 m. Une montée forestière difficile avec de nombreux virages et de superbes paysages.

Les sentiers la Fourche du diable, de Lac-Supérieur et du Pic Johansen – le plus haut sommet de la région – font aussi partie des lieux emblématiques que comptent la boucle.

Parmi les avantages d’un tel projet, notons qu’il facilite l’accès aux espaces naturels pour tous, et ce, sans aucune barrière géographique. Il permet aussi d’explorer de nouveaux territoires et favorise les rencontres avec la faune et la flore locales. Il favorise également le développement économique des communautés qu’il traverse.

Un projet de longue date

Vivez le Nord s’est entretenu avec Mario St-André, impliqué dans le projet de la GBT depuis de nombreuses années.

« La GBT est un projet de longue date dans la région. Le comité a été formé il y a plus de 22 ans. La première étape a été réalisée en 2006, lorsque la Ville de Mont-Tremblant a construit le pont Jack Rabbit afin de relier deux secteurs de ski de fond Tremblant. Depuis, beaucoup de chemin a été parcouru, mais il reste quelques tronçons à relier, des tronçons parfois bien courts, nous sommes en pourparlers avec les propriétaires des terres où le sentier désire passer. »

Il reste aussi à construire cette imposante passerelle qui enjambera la rivière Le Boulé, près de sa confluence avec la rivière du Diable. Ce projet a su profiter de la générosité de quelques citoyens. « Il y a un propriétaire qui nous a donné un bout de terrain qui nous a permis de relier le sentier de la Fourche du Diable », se réjouit Mario  St-André.

Et à Serge Lacroix, l’administrateur de la GBT, de renchérir : « Il nous reste un petit défi : les quelques derniers kilomètres et une rivière à traverser. »

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