Festival des Arts de Saint-Sauveur : le Royal Winnipeg Ballet referme le FASS en grand
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Pour clore sa 35e édition, le Festival des Arts de Saint-Sauveur accueille une institution du ballet canadien. Trois œuvres feront dialoguer création contemporaine, récit autochtone et grand répertoire.
Le Royal Winnipeg Ballet montera sous le grand chapiteau les 1ers et 2 août. Son programme triple réunira Odyssey, šɛgatəm et Who Cares?, trois œuvres aux identités bien distinctes.
Trois univers
« C’est probablement notre soirée la plus classique », estime Étienne Lavigne, directeur général du Festival des Arts de Saint-Sauveur. Toutefois, la tradition y côtoiera deux créations dévoilées récemment à Winnipeg.
Avec šɛgatəm, Cameron sinkʷə Fraser-Monroe puise dans ses racines de la Nation Tla’amin. Sur une musique de Jeremy Dutcher, la pièce raconte un dirigeant épuisé qui doit apprendre à compter sur sa communauté. Elle combine des influences traditionnelles, contemporaines et classiques. « Les images ont l’air très émotives, très centrées », souligne Étienne Lavigne. Selon lui, cette œuvre apporte une voix nouvelle au programme présenté à Saint-Sauveur.
Entre puissance et légèreté
Pionnier du ballet contemporain, Dwight Rhoden signe pour sa part Odyssey. La création marie technique classique, athlétisme moderne et profondeur émotionnelle. Ses mouvements font apparaître un monde qui se transforme au gré des relations humaines.
Enfin, Who Cares? ramènera le public vers George Balanchine. Créée sur des mélodies de George Gershwin, la pièce déploie une danse vive, élégante et profondément new-yorkaise.
« C’est l’attitude, la musique, puis environ 24 interprètes sur scène », résume Étienne Lavigne. « Ça va être très impressionnant. »