Claude Castonguay, le faiseux faisandé par excellence

Claude Castonguay, le faiseux faisandé par excellence
Économie

Claude Castonguay est un autre hypocrite de première classe que compte malheureusement le Québec en trop grand nombre. Il représente le prototype par excellence de faiseux qui, avec l’appui des gros affairistes d’ici comme Power Corporation, présentent faussement leurs projets au nom de l’intérêt général et du bien commun alors que, dans les faits, la mise en application de leurs projets ne profitera énormément qu’à eux seuls, et à leurs amis, au détriment du bien commun et aux frais de l’ensemble de la population, appauvrissant davantage passage les gens ordinaires. Un individu à faire vomir, c’est moi qui vous le dis mes amis.

Premièrement, il se présente toujours comme le père de l’assurance maladie au Québec. C’est totalement et intégralement faux, comme l’a démontré l‘excellent journaliste André Noël de La Presse dans son texte du 20 mai 2006 intitulé: «Castonguay est-il vraiment le père de l’assurance-maladie?». Le véritable investigateur du système de santé publique au Canada fut le premier ministre du Nouveau parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, monsieur Tommy Douglas, qui a eu le mérite et le courage de l’implanter le premier dans cette province. Par après, les autres provinces de la Colombie-Britannique à l’Ontario, en passant par le Québec, n’ont fait que suivre et copier le modèle de santé publique de la Saskatchewan. Au Québec, on doit l’instauration de l’assurance maladie au gouvernement de l’Union nationale et non au parti libéral du Québec, et encore moins à Claude Castonguay.

Deuxièmement, il omet toujours de dire, et ses lobbystes aussi, pardon ses journalistes, que s’il a passé que seulement quelques années en politique active, il fut pendant plusieurs années président de la compagnie d’assurances La Laurentienne qui, comme toutes les compagnies d’assurances, seraient les grandes gagnantes financièrement de la privatisation de notre santé publique. De plus, il est actionnaire et administrateur de compagnies pharmaceutiques comme Andromed et Procréa BioSciences qui sont les principaux responsables de la hausse des coûts de notre système de santé publique. Pourquoi omet-il ces faits et les médias aussi? C’est carrément de la fausse représentation faite dans le but de berner le monde.

Troisièmement, ça fait plus de douze ans qu’il répète toujours la même mautadite rhétorique usée à la corde de la privatisation obligée de notre santé publique et que les journaux de Power Corp., qui a de gros intérêts dans la santé privée par le biais de ses filiales Great West Life, London Life et Canada Life, reproduisent dans leurs pages (La Presse, Le Soleil, La Tribune, Le Nouvelliste, Le Droit, Le Quotidien et la Voix de l’est) sur une base régulière afin de vous farcir encore plus la cervelle et amener chez vous apathie et résignation. N’allez surtout pas dire que Claude Castonguay est un idéologue, non, non, c’est plutôt un penseur qui jette un regard complètement «désintéressé» et «neutre» sur notre système de santé publique, et qui a l’extrême courage de proposer un ticket modérateur de 25$ la visite chez le toubib et de privatiser la santé publique en permettant aux patients de souscrire à des assurances privées de compagnies comme sa compagnie La Laurentienne et celles de Power dont la Great West Life et la London Life… Attention, le coût de ces assurances privées seraient déductibles entièrement d’impôts, ce qui fait qu’on se retrouverait avec un système de santé privée qui n’aurait de privé que le nom, étant financé abondamment par les fonds publics grâce aux déductions fiscales.

Voici quelques opinions de notre charlatan préféré, Claude Castonguay, qui ont été aimablement reproduites récemment dans La Presse. Entre amis intéressés, faut s’entraider. Un autre touchant exemple de solidarité entre nos monarques.

– «Les risques de dérapage. Des éléments d’un régime de santé privé vont se développer assez rapidement. Il faut les baliser». La Presse, 12 février 2006;
– «Gare à la passivité. Il serait imprudent pour le gouvernement québécois d’adopter des solutions minimalistes au problème soulevé par le jugement Chaoulli». La Presse, 11 février 2006.

Ces deux derniers textes ont été rédigés en collaboration avec l’éminent Claude Forget qui, lui aussi comme l’autre beau Claude, a été ministre libéral des affaires sociales au Québec. De plus, il est le conjoint de la présidente du Conseil du Trésor dans l’actuel gouvernement libéral de Jean Charest, Monique Jérôme-Forget pour ne pas la nommer, celle-là même qui veut dégraisser, moderniser, adapter et réingienérer le Québec et qui affectionne beaucoup, comme son conjoint et Claude, le privé. Maudit que le monde est petit et il le serait encore plus si on savait tout de ces relations incestueuses entre les grands de ce monde. Pour Jean Charest et Monique Jérôme-Forget, moderniser et adapter le Québec, ça veut dire, par exemple, allez jusqu’à privatiser nos parcs publics, comme celui du Mont-Orford aux petits amis du parti libéral du Québec.

– «Désunion. Alors que nous devrions chercher à nous unir, nous persistons dans l’affrontement entre fédéralistes et souverainistes», La Presse, 5 novembre 2005;
– «Claude Castonguay ne croit plus au système de santé public actuel. Le père de l’assurance-maladie encourage le privé», La Presse, 8 novembre 2005;
– «Une mauvaise idée. La création d’une caisse vieillesse est loin d’être une solution judicieuse», La Presse, 4 août 2005.

N’allez surtout pas répéter que je suis jaloux de la couverture médiatique empressée et bienveillante que reçoit Claude de La Presse. Faut être tout simplement réaliste. Moi aussi, si seulement j’avais des bonnes idées, je suis assuré que mes opinions seraient publiées avec autant de célérité dans La Presse. C’est pour ça que ça fait qu’au moins douze de mes dernières opinions n’ont pas été publiées dans les quotidiens de Power Corp. Je ne suis, dans les faits, qu’un idéologue démodé et si seulement je faisais l’effort de changer afin d’avoir une meilleure attitude et de mettre fin à des amitiés négatives, comme celle que j’entretiens avec Michel Chartrand, qui sait, je serais peut-être nommé un jour personnalité de la semaine à La Presse?

Ah oui, j’oubliais, Claude Castonguay se prononce sur à peu près tout en raison de son génie et La Presse se fait également le devoir de reproduire afin de nous déniaiser et de nous sortir de notre vide intellectuel. Par exemple, il s’y connaît très beaucoup en fiscalité, comme le laisse voir le titre de son autre opinion publiée le 11 avril 2006 vous savez où, du moins je l’espère: «La TVQ peut grimper… si les impôts baissent». Naturellement, une autre mesure régressive qui séduit énormément ses amis très haut perchés. Puis, dans un autre texte de La Presse du 2 décembre 2004 intitulé: «Doit-on privatiser Hydro-Québec?», Claude a dit: «La vente partielle des actifs d’Hydro-Québec est envisageable si les tarifs demeurent réglementés. Monsieur Castonguay songe à une vente de 30% ou 40% des actifs de la société d’État. Cela ferait en sorte que la société serait gérée plus efficacement». Voyons donc, tout le monde sait ça ou devrait le savoir, le privé c’est toujours meilleur, mais pour qui au juste?… et c’est toujours plus cher, mais c’est plus que du bonbon. En fait, y a t’il quelque chose parmi nos instruments collectifs que cet opportuniste de luxe ne privatiserait-il pas? Peut-être la police, l’armée et la justice, et encore-là, j’en suis pas sûr pantoute…

Dans mon prochain article, nous verrons que le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre, et que Castonguay a transmis sa rengaine à sa progéniture et nous continuerons de faire le tour de ce personnage qui se fait le porte-parole des privatisations dans l’intérêt de… à vous de le trouver, mais j’espère que, si vous m’avez lu jusqu’ici, vous connaissez la réponse!

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