Accès fouille les archives des Pays-d’en-Haut à la recherche des meilleurs souvenirs… ste marguerite du Lac Masson

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Accès fouille les archives des Pays-d’en-Haut à la recherche des meilleurs souvenirs

et notre photographe Denis Landry témoigne de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui! Comment ont évolué nos écoles, nos fermes, nos hôtels, nos boutiques, nos restaurants? Attention! Notre voyage dans le temps se poursuit, cette fois avec Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson…

 

À Sainte-Marguerite, le tout débute vers 1858 alors qu’arrive Édouard Masson, fils de Joseph Masson ex-seigneur de Terrebonne. Homme d’affaires et politicien, Édouard Masson fut pour Sainte-Marguerite, au même titre que A-N.Morin pour Sainte-Adèle, celui d’avoir joué un rôle de premier plan dans la colonisation des Pays-d’en-Haut. Arrivé en tant qu’agent de développement, il fonde Sainte-Marguerite, canton de Wexford, où il entraînera, au début des années 1860, plusieurs colons de l’ancienne seigneurie de Terrebonne et alentours. On a retrouvé des contrats qu’il a signés avec quelques-uns des premiers colons, dans lesquels il est mentionné qu’une fois l’an, à la Saint-Michel, soit le 29 septembre, il devait remettre un montant de 25$ par famille établie. En 1864 on fondait la mission, surnommée “La Renouche” par les ancêtres, et en 1871 on y construisit une église, à cinq kilomètres de l’endroit où se situait la première chapelle, sur un terrain qui fut donné par Édouard en 1869. Il fit l’acquisition de 1 646 acres de terre qui englobaient le lac qui, aujourd’hui, porte son nom. Là où se trouve la décharge du lac, il y avait érigé un moulin à scie et à farine. Déjà en 1875 le village comptait 700 âmes.

 

Entre 1891 et 1921, plusieurs paroisses, dont Sainte-Marguerite, sont en perte de vitesse. L’agriculture plafonne et puisque les champs sont pleins de pierres, elle devient une agriculture de subsistance. On doit trouver d’autres solutions. L’arrivée du train en 1887 à Sainte-Marguerite Station permet le développement du tourisme. Le village commence à remonter lentement, mais en 1904, un incendie de forêt rase presque tout ce qui se trouve entre Sainte-Marguerite-Station et le village. Mais les habitants ne se laissent pas abattre et les premiers hôtels ouvrent leurs portes vers 1920, pour accueillir les gens riches qui viennent passer les vacances estivales dans les Laurentides. Ils arrivent en famille, parents, enfants, oncles et tantes, pour venir se refaire une santé en respirant l’air pur des montagnes. Ils viennent de Boston, New-York et bien entendu Montréal. Il est à noter qu’à cette époque on retrouvait plusieurs réfrigérateurs électriques. Ils venaient du trafic de l’alcool de contrebande qui se faisait en direction des États-Unis. On traversait l’alcool et on remontait avec des frigos!

 

Dans les dates à retenir, 1911 marque l’arrivée du premier moniteur de ski à s’établir dans les Laurentides en la personne du Suisse, Émile Cochand. C’est à Sainte-Marguerite qu’il donne ses premières leçons de ski. Émile

Cochand et ses deux fils, Louis et Charles, ouvrent les premiers sentiers. Des clubs de skis naissent et, viennent se greffer des pionniers comme, Percy Douglas, Charles Boswich et Herman «Jack

Rabbitt» Smith Johannsen, qui organisent des excursions et des randonnées de skis. Mais puisque les touristes arrivent à la gare de Sainte-Marguerite-Station, qui se trouve à six km du village, il fallait trouver une solution pour amener ces gens dans le hall d’entrée de chacun des hôtels. Une compagnie de taxi est donc créée et offre le service de navette entre le train du matin et celui de la fin de l’après-midi.

 

Louis Empain, qui avait administré plus d’une soixantaine de sociétés, arrive ici en voyage d’études en 1934. Il fonde la Compagnie belgo-canadienne de crédit et par la suite la Compagnie immobilière de Sainte-Marguerite. C’est en 1936 que se tourne une page architecturale à Sainte-Marguerite. C’est la construction du Domaine de l’Estérel par le baron Empain. Ne faisant jamais les choses à moitié, il inaugure sa «Blue Room» au son de l’orchestre de Benny Goodman qui pour la somme de 5000$ fera danser la belle compagnie. S’en suivit l’édifice de la Pointe-Bleue et le premier centre commercial en Amérique. Trois édifices en béton avec une architecture art-déco.

Durant les années d’après-guerre, les touristes affluaient à Sainte-Marguerite. Mais au début des années 1960, le déclin du tourisme se fit sentir. La construction de l’autoroute et l’arrêt des services ferroviaires sont les causes principales de l’exode des touristes. Sainte-Marguerite n’étant pas le plus près de cette route, fait en sorte que les voitures traversent Sainte-Adèle en direction de Val-David et Sainte-Agathe, tout en ignorant de bifurquer vers l’est en direction de Sainte-Marguerite. Aujourd’hui, le centre commercial est transformé en hôtel-de-ville et héberge les services incendie, ainsi que le centre culturel. Le Domaine l’Estérel est un complexe hôtelier et  l’édifice de la Pointe-Bleue, est passé entre les mâchoires hydrauliques destructrices des entrepreneurs.

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