Après la thérapie, le défi de trouver un toit
Par Jean-Simon Guay
Trouver un logement après une thérapie demeure une préoccupation majeure exprimée lors des rencontres du Marathon juridique à Sainte-Adèle, rapporte Me Pierre-Marc Lemire, bâtonnier du Barreau Laurentides-Lanaudière.
Au Centre Bonséjour, à Sainte-Adèle, une cinquantaine de personnes ont participé à une causerie avec trois avocats, le 23 octobre. L’activité visait à expliquer les droits en matière de logement et à faire connaître les ressources disponibles.
Le choix de centres de thérapie permettait de rejoindre des personnes susceptibles de vivre de l’instabilité résidentielle. Certaines ont perdu leur logement ou quitté leur famille. À leur sortie, l’absence d’emploi ou des antécédents judiciaires peuvent compliquer leurs recherches, explique le bâtonnier.
« Il y a une forme de cercle vicieux à briser là-dedans », souligne Me Lemire, qui participait pour sa part à la rencontre de Saint-Jacques.
Une porte d’entrée vers l’aide
Les échanges ont aussi porté sur les augmentations de loyer et les recours possibles. Mais informer les participants ne règle pas la difficulté de trouver un toit.
« Moi, je trouve que ce qui est ressorti le plus de ça, c’est […] l’absence d’accompagnement pour la suite des choses », observe le bâtonnier.
Les avocats ont notamment présenté Info Justice, une ressource gratuite d’information et d’orientation juridiques. Ils ont aussi invité les participants à vérifier leur admissibilité à l’aide juridique.
L’objectif : leur donner un premier endroit où se tourner pour comprendre leurs droits et entreprendre des démarches.