Défi Chaîne de vie au mont Habitant : une ascension pour ouvrir le dialogue sur le don d’organes
Par Jean-Simon Guay
Plus d’une cinquantaine de personnes ont participé au Défi Chaîne de vie au mont Habitant, à Saint-Sauveur, le 18 octobre. Au cœur de cette mobilisation : sensibiliser les jeunes au don d’organes et de tissus et les encourager à en parler en famille.
Cette 12e édition du défi a réuni des participants de tous les âges, selon le bilan partagé par Isabelle Tetreault, capitaine de l’équipe Diane Hebert. Trois équipes étaient inscrites au volet local : Diane Hebert, EPSJ et Force, Courage, Espoir. L’ascension visait à soutenir le programme éducatif Chaîne de vie dans les écoles secondaires.
Présent à l’événement, le maire de Saint-Sauveur, Luc Martel, a souligné l’engagement des jeunes lors de la séance du conseil municipal du 21 octobre.
« J’ai vraiment été touché par ces jeunes », a-t-il déclaré. Évoquant les préjugés qui présentent parfois les adolescents comme rivés à leur ordinateur, le maire a plutôt salué « des beaux jeunes impliqués ». Il a aussi retenu l’importance de poursuivre la discussion sur le don d’organes en famille.
Un sujet devenu concret
Pour Tristan-James Cartier, porte-étendard du Défi Chaîne de vie 2026 des Laurentides, cette discussion a commencé à l’école. Il a découvert le programme l’an dernier dans son cours d’anglais. Le don d’organes lui semblait alors un concept plutôt abstrait, explique-t-il dans son témoignage publié sur le site de l’organisme.
« Ce qui m’a le plus marqué, c’est de réaliser à quel point la santé, la solidarité et le dialogue en famille sont indissociables », souligne-t-il.
Le programme l’a amené à réfléchir aux histoires humaines derrière le don, aux décisions qu’il implique et à la générosité des donneurs. Il y voit aussi une occasion de développer son esprit critique et son empathie.
« À l’adolescence, nous commençons à bâtir nos valeurs et à développer notre sens des responsabilités et notre empathie », écrit-il.
En acceptant le rôle de porte-étendard, Tristan-James souhaitait montrer que les jeunes peuvent déjà avoir un effet concret dans leur communauté. L’ascension du mont Habitant portait ainsi un message qui devait se poursuivre bien au-delà de la montagne, dans les conversations avec les proches.