(Photo : Médialo — Louis-Philippe Forest-Gaudet)
Hôtel de ville de Saint-Sauveur

Saint-Sauveur : l’avenir des événements et les aménagements floraux font réagir

Par Jean-Simon Guay

L’avenir des événements organisés par la Chambre de commerce et les changements aux aménagements floraux ont suscité plusieurs interventions à la séance du conseil municipal de Saint-Sauveur, le 21 octobre. Les citoyens et les représentants du milieu des affaires ont demandé des engagements et des précisions aux élus.

Un rappel au respect des échanges

En ouverture de séance, le maire Luc Martel a souhaité des échanges respectueux et constructifs. Le greffier Yan Senneville a ensuite rappelé les règles de conduite : respecter les élus, les employés municipaux et les citoyens, éviter les interruptions et prendre la parole lorsque cela est autorisé.

Le président de la Chambre de commerce de Saint-Sauveur et de Piedmont, Daniel Dubé, a réclamé une réponse sur le financement d’un protocole d’entente pour les années 2027 à 2029. L’organisme demande environ 420 000 $ par année, avec indexation, pour soutenir ses activités événementielles et ses services aux membres.

Pour la Chambre, l’enjeu est de préparer la prochaine année sans attendre le printemps. En entrevue après la séance, M. Dubé explique que le protocole de 2026 a été signé à la fin avril, imposant une forte pression à l’équipe.

« L’année 2027, elle ne s’organise pas le 1er janvier 2027. Elle s’organise maintenant », souligne-t-il.

La Chambre souhaite une entente de trois ans pour éviter de se retrouver chaque année dans cette incertitude. Selon son président, les discussions doivent maintenant mener à des engagements concrets.

Une ouverture financière, des modalités à régler

Pendant la séance, une représentante de la direction générale a affirmé que la Ville souhaitait répondre favorablement à la demande financière de la Chambre.

« On souhaite répondre par la positive à votre demande financière à la hauteur de ce que vous demandez », a-t-elle déclaré.

La Ville veut toutefois discuter du contenu du protocole pour s’assurer que les engagements sont réalisables avec les ressources humaines, matérielles et financières des deux organisations. Une proposition concernant le loyer de la Chambre doit également être abordée.

Le maire Luc Martel a, pour sa part, invoqué la préparation du budget et les demandes provenant de différents organismes. Il a reconnu l’importance de la Chambre dans le développement de Saint-Sauveur.

Une rencontre le 29 octobre

Dans une lettre adressée à ses membres après la séance, la Chambre confirme qu’une rencontre avec la Ville aura lieu le jeudi 29 octobre pour discuter d’ajustements à certains articles du protocole.

L’organisme reconnaît une volonté municipale de conclure une entente, mais souligne qu’aucun engagement financier officiel n’a encore été signé. « L’approbation formelle des contributions monétaires prévues au protocole actuel constitue une condition incontournable à la conclusion de l’entente », écrit le président Daniel Dubé au nom du conseil d’administration.

La Chambre souhaite conclure les discussions lors de cette rencontre et annonce qu’elle informera ensuite ses membres du résultat ou des prochaines démarches.

La question d’un organisateur privé

Des interventions ont aussi porté sur la possibilité de confier les événements à une firme externe. Un procès-verbal du conseil d’administration de la Chambre, daté du 13 août, a été évoqué pendant les échanges.

En entrevue, Daniel Dubé précise que des personnes du milieu événementiel avaient approché le maire pour lui faire une présentation. Il dit comprendre la réponse donnée au conseil qu’il n’y a pas eu de suite à cette démarche et se dit rassuré.

Le président insiste sur le maintien des deux missions de son organisme : « On a l’événementiel et le service aux membres et un ne va pas sans l’autre. »

Plusieurs interventions ont appuyé la Chambre. Robert Gravel a notamment rappelé l’engagement bénévole de ses administrateurs, qui dirigent aussi leurs propres entreprises, et demandé que le dossier reçoive une attention prioritaire.

Des annuelles seront conservées

Les aménagements floraux ont également suscité des questions sur l’identité du village, les économies d’eau et l’entretien des espaces publics.

La Ville a adopté son Plan de transition horticole 2027. Selon une publication municipale diffusée le lendemain, ses 65 secteurs horticoles évolueront progressivement vers des plantations principalement composées de vivaces. La municipalité souhaite favoriser la biodiversité et maintenir des floraisons du printemps à l’automne.

En séance, le maire a précisé que les annuelles conserveraient une place dans les aménagements, évoquant une proportion d’environ 25 à 30 %, contre 70 à 75 % de vivaces.

Des citoyens ont demandé à consulter les analyses justifiant cette transition. L’un d’eux a également contesté l’adoption du plan avant sa présentation publique. Le maire a défendu le travail des spécialistes municipaux et affirmé que la Ville avait entendu les préoccupations de la population.

Partage de ressources en sécurité incendie

Le conseil a aussi discuté d’ententes avec Sainte-Adèle pour partager temporairement la direction du service incendie et des ressources de l’état-major.

La conseillère Sophie Coulombe a remis en question le processus ayant mené à ces ententes et demandé que les coûts supplémentaires éventuels soient assumés par Sainte-Adèle. Le maire a défendu une collaboration destinée à assurer la continuité du service chez la municipalité voisine.

Deux rencontres publiques en novembre

La Ville a annoncé deux rendez-vous à la mairie : une assemblée publique de consultation le mercredi 4 novembre à 19 h, puis une séance d’information sur le Plan de transition horticole le mercredi 11 novembre à 19 h.

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