Conseil municipal : après le 389, Saint-Sauveur se redessine
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Une semaine après la mobilisation citoyenne contre le projet du 389, rue Principale, le conseil municipal de Saint-Sauveur a fermé le dossier. Il a aussi lancé la révision de son programme particulier d’urbanisme, tout en débattant du futur bottin d’entreprises.
Le conseil a rejeté à l’unanimité le projet de 26 logements et d’un commerce sur quatre étages. La consultation publique du 11 août avait attiré environ 500 personnes, mais avait été ajournée faute d’espace.
Selon la résolution adoptée le 19 août, le projet ne présentait pas la qualité d’intégration recherchée dans le secteur central. Le conseil évoque notamment la volumétrie, la densité, l’architecture et les impacts possibles sur le voisinage.
Une vision à redéfinir
Dans la foulée, la Ville a autorisé un appel d’offres pour réviser le programme particulier d’urbanisme, ou PPU, du secteur central. Ce document doit guider le développement du noyau villageois. « On a décidé de mettre le pied sur l’accélérateur », a affirmé le maire Luc Martel. Il promet un processus de consultation publique pour recueillir les préoccupations et les suggestions de la population.
Des personnes présentes ont toutefois rappelé que la Ville avait déjà amorcé une révision de son plan d’urbanisme. Le maire a répondu qu’une firme mandatée avait vu ses équipes changer à répétition, jusqu’à épuiser les heures prévues au contrat.
Le PPU devra aussi aborder la question du logement. Un jeune adulte a invité les élus à prévoir des logements accessibles pour la relève. « On a besoin de logements abordables », a-t-il lancé.
Un bottin qui fait réagir
Le projet de bottin d’entreprises intégré au calendrier municipal a également alimenté les échanges. Des personnes ont questionné l’impression de 7 500 exemplaires et le recours à une entreprise externe.
Certaines offres publicitaires seraient proposées entre 600 $ et 900 $, a avancé une commerçante. Ces informations n’ont pas été détaillées pendant la séance.
La directrice des communications, Marie-Ève Beaumier, a décrit une « approche commerciale qui sort de l’ordinaire à Saint-Sauveur ». Selon elle, le bottin pourrait promouvoir les commerces et alléger le budget du service des communications.
Luc Martel a soutenu que le projet ne serait pas financé par les fonds municipaux. « C’est les commerçants qui décident de faire une publicité s’ils le veulent bien », a-t-il dit.
Sécurité et patrimoine
Le conseil a aussi réduit à 30 km/h la limite de vitesse sur le chemin de la Rivière-à-Simon. La Ville prévoit cibler d’autres secteurs problématiques avec des capteurs et de futurs dos d’âne.
Enfin, une aide de 6 500 $ a été accordée pour réparer le système d’éclairage de l’église de Saint-Sauveur. La Ville a également confirmé un partenariat avec le Musée Rodrigue afin d’offrir des billets à prix réduit à la population.