(Photo : Gracieuseté – Caroline Houde et Daniel Tremblay)
La douzième édition du demi-marathon de Saint-Sauveur

Demi-marathon de Saint-Sauveur : 2 100 coureurs, de 8 à 80 ans

Par Jean-Simon Guay

Avec 2 100 participants, dont plus de 250 enfants de huit ans et moins inscrits gratuitement au 1 km, le demi-marathon de Saint-Sauveur a fait le plein le samedi 19 septembre. Pour sa première édition aux commandes, la nouvelle équipe de Courir Laurentides retient autant les défis personnels relevés que l’affluence au parc John-H.-Molson.

« C’était un franc succès », affirme l’organisateur Stéphane Bigras. Selon lui, l’événement affichait complet, après avoir enregistré 1 800 inscriptions l’année précédente. La demande était suffisante pour accueillir davantage de coureurs, mais des quotas avaient été établis pour chaque distance, notamment en raison de l’impression des dossards.

Plus de 750 personnes ont participé au demi-marathon et près de 600 au 10 km. Les départs et les arrivées se concentraient au parc John-H.-Molson, où les exposants et les partenaires accueillaient aussi les visiteurs.

« On a collectionné les sourires comme jamais », résume Stéphane Bigras.

Du premier kilomètre aux défis d’une vie

L’organisation souhaitait accueillir autant les coureurs expérimentés que les personnes faisant leurs premiers pas dans un événement de course. Le 1 km gratuit pour les enfants de huit ans et moins a attiré plus de 250 jeunes. Cette gratuité sera maintenue l’an prochain, avec l’intention d’en accueillir davantage.

Le 5 km de marche a lui aussi atteint sa capacité de 60 participants. L’équipe souhaite porter ce nombre à 100 pour la prochaine édition.

Pour Stéphane Bigras, la réussite se mesure aussi dans les histoires qui lui parviennent après la course. Il raconte notamment l’histoire de Reine St-Louis, 80 ans, qui a parcouru le 10 km et envisageait de faire ses adieux à l’événement. Après avoir reçu une inscription pour l’année suivante, offerte par l’organisation aux derniers à franchir l’arrivée, elle lui a annoncé vouloir reprendre l’entraînement et revenir à 81 ans.

L’organisateur évoque également deux grands-mères qui ont terminé le 1 km avec leurs petits-enfants. Ces moments correspondent à l’esprit qu’il souhaite donner au rendez-vous.

« On veut créer vraiment un événement pour tout le monde, accessible à tout le monde. »

Au-delà des premières places, il insiste sur les efforts nécessaires pour se présenter au départ : reprendre l’exercice après la naissance de ses enfants, terminer un premier 5 km ou parvenir à courir une nouvelle distance.

« Finalement, la ligne d’arrivée, c’est le bonbon au bout de la ligne, c’est la récompense. »

Des bénévoles au rendez-vous

Quelque 90 bénévoles ont contribué au déroulement de la journée. Certains se sont même présentés le matin de l’événement pour proposer leur aide, rapporte Stéphane Bigras. L’accueil, l’encadrement des déplacements et les besoins de dernière minute ont mobilisé cette équipe.

Les participants étaient aussi invités à apporter des denrées pour le Garde-manger des Pays-d’en-Haut. Annoncée environ une semaine avant l’événement, la collecte a permis de remplir une boîte remise à l’organisme. Selon Stéphane Bigras, son directeur général, Benoît St-Vincent, s’est réjoui de cette contribution. L’organisation prévoit ajouter un volet monétaire à cette initiative l’an prochain.

Les organisateurs ont déjà relevé un ajustement à étudier : la disposition des lignes de départ et d’arrivée. Le départ du 5 km coïncidait avec le retour de participants des distances plus longues, ce qui obligeait à partager l’espace.

Après deux journées de repos, l’équipe s’est remise au travail pour préparer 2027, avec la volonté de faire une place à encore plus de participants.

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