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Des élections profitables aux néo-démocrates

Par Éric-Olivier Dallard

Le Québec a fait beaucoup pour éviter que les Conservateurs n’obtiennent leur majorité. Dans la région, le NPD a su tirer avantage du mépris des Québécois face à la droite conservatrice, comme des questionnements de plus en plus nombreux sur la pertinence du Bloc à Ottawa.

Dans Laurentides-Labelle, Johanne Deschamps conserve une avance exceptionnelle par rapport aux autres partis (47 %), même si celle-ci a perdu plus de 3 000 voix dans sa circonscription. Le Libéral Pierre Gfeller, qui en était à sa première élection fédérale, a multiplié par trois les appuis à sa formation, avec 26,7 % des voix récoltées. Le Conservateur Guy Joncas, à peu près absent de la campagne, a reçu quant à lui moitié moins de votes qu’en 2006. Une dégringolade sérieuse pour le parti de Stephen Harper. Alors que les Verts obtenaient ni plus ni moins le même score qu’aux dernières élections, les néo-démocrates ont réussi à gagner près de 10% de la faveur populaire et ce, malgré une absente complète ou presque de l’étudiant David Dupras. Celui-ci s’en était tenu en effet à la divulgation de quelques vagues communiqués. L’effet Jack Layton a fait sa marque, tout comme cette question lancée à gauche à droite comme un leitmotiv tout au long de la campagne: est-ce que le Bloc a toujours sa place à Ottawa? Du côté de Rivière-du-Nord, le candidat Simon Bernier, qui en est à sa deuxième élection, a doublé ses appuis en allant chercher 4 000 voix de plus qu’il y a deux ans. Ce résultat est plutôt étonnant, quand on sait que l’employé de Bell Helicopter avait admis d’entrée de jeu qu’il ne ferait pas campagne. Sans même lever le petit doigt, Simon Bernier est allé gruger des voter chez les Conservateurs, qui ont perdu 2 620 voix par rapport à 2006 et qui se sont classés troisième au fil d’arrivée, soit derrière le NPD, avec un score plutôt faible (14,4%). Vraisemblablement, le discours soigné du diplomate Gilles Duguay n’a pas trouvé écho au sein de la population du Grand Saint-Jérôme. Le candidat poteau Joao Neves, inconnu de tous, a subi un sort semblable, avec si peu que 13,6% d’appuis.

Monique Guay demeure quant à elle indélogeable. Plus de la moitié des électeurs de Rivière-du-Nord ont coché son nom sur leur bulletin de vote (53,6%). Plus au sud, les Conservateurs fondaient beaucoup d’espoir sur l’ex-maire Claude Carignan, de Sainte-Thérèse. Mais le vent adéquiste ne lui a pas été si favorable qu’on a bien voulu le laisser entendre. Le cinquième des électeurs du coin lui ont manifesté leur confiance. Mario Laframboise, un des ténors du Bloc, demeure bien en selle, avec 48,1% d’appuis. Le nombre de votants diminuent d’année en année. Moins de 60% de la population de Rivière-du-Nord s’est prévalu de son droit de vote, soit 2% de moins que dans Laurentides-Labelle.

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