Écocentre de Saint-Sauveur

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Les commerces et entreprises n’y sont plus admis

Depuis le 1er janvier, les commerçants et entrepreneurs des environs de la Vallée de Saint-Sauveur ne sont plus admis à l’écocentre de Saint-Sauveur. Si cette situation, on le comprend, a une incidence directe sur les gens d’affaires qui utilisaient ce service, elle saura satisfaire les payeurs de taxes habitués de fréquenter le site de dépôt.

Quelques jours avant Noël, une centaine de commerçants et d’entrepreneurs qui déposaient leurs déchets à l’écocentre de Saint-Sauveur, ont reçu une lettre du Service de l’Environnement de Saint-Sauveur, les avisant qu’à compter du 1er janvier, ils ne seraient plus admis sur ce site de dépôt. «C’est une décision qui a été prise en décembre par les quatre municipalités qui ont une entente d’usage de l’écocentre», confirme le directeur des Travaux publics de Saint-Sauveur, Tim

Watchorn. Sainte-Anne-des-Lacs, Piedmont, Saint-Sauveur et Morin-Heights sont les quatre municipalités liées par cette entente. «Pour un entrepreneur qui faisait de grosses rénovations, ça lui coûtait moins cher d’utiliser les services de l’écocentre que de louer un conteneur, poursuit M. Watchorn. Est-ce aux villes, aux contribuables de subventionner l’entreprise privée?»

Gilles Saulnier fait partie de ces entrepreneurs ayant reçu cette lettre. Ce résident de Morin-Heights depuis 18 ans accueille la nouvelle froidement. «J’ai une entreprise en aménagement paysager, explique-t-il. Et l’écocentre me permettait de disposer des résidus verts. C’était proche, pratique. Et c’était un service que j’offrais à mes clients qui n’avaient pas de remorque pour apporter leurs résidus.»

La lettre suggère aux gens d’affaires qui utilisaient l’écocentre d’autres endroits tels que Service de recyclage Sterling à Mirabel ou encore Multi-recyclage à Sainte-Adèle, pour les résidus de construction, de rénovation et de démolition. Pour les résidus verts, Mironor dans la région de Lachute est suggéré. «Dans mon cas, poursuit M. Saulnier, je devrai aller à Brownsburg-Chatam. Ça n’a tout simplement pas de bon sens!»

Ce dernier croit que cette décision compromet les bonnes pratiques environnementales qui ont pris des années à implanter. «Tout le monde va jeter ses débris de construction, ses résidus domestiques dangereux (RDD), partout. Dans le moins pire des cas, c’est un transfert vers les sites d’enfouissement qu’on s’apprête à créer», conclut-il. Ses préoccupations sont-elles fondées? «Absolument, lance Tim Watchorn, conscient des enjeux. Mais on se donne un an avec ce nouveau mode d’opération là, et on reverra.»

Dans sa missive, la directrice du Service de l’Environnement Caroline Dufour précise que seuls les résidents des quatre municipalités liées à l’entente, et présentant une preuve de résidence seront acceptés. Pour ceux-ci, le chargement maximum autorisé sera une remorque de quatre par huit pieds (4×8 pi), combinée à une boîte de camion de style pick-up

«Cette décision d’arrêter d’offrir ce service aux entreprises a été prise car le dépôt de matériaux secs et de résidus de construction a augmenté de 80% en 2012 comparé à 2011. C’est énorme. Et bien entendu, ça a eu pour effet d’augmenter de beaucoup notre budget d’opération», termine Mme Dufour.

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