Jasmin Roy rencontre les élèves de 6e année à Sainte-Adèle

Jasmin Roy rencontre les élèves de 6e année à Sainte-Adèle
Thomas Gallenne
Actualité

Conférence sur l’intimidation

Le 16 septembre dernier, la Ville de Sainte-Adèle offrait l’opportunité aux élèves de 6e année des trois écoles primaires sur son territoire d’entendre l’inspirant témoignage du comédien, reporter, chroniqueur et conférencier Jasmin Roy, à la place des Citoyens. Malheureusement, cet événement qui visait à sensibiliser un jeune public sur les notions de tolérance, de différence et d’intimidation a été vite rattrapé par l’actualité nationale puisqu’en fin de semaine, un jeune gai aurait été tabassé selon des motifs homophobes à Saint-Tite.

Si certains doutaient que ce genre de conférence soit nécessaire, ce fait divers navrant vient durement rappeler que l’homophobie demeure bien ancrée parmi certains esprits, au sein d’une société pourtant ouverte.

Admettre la différence

C’est dans le cadre d’une conférence intitulée Admettre la différence que Jasmin Roy s’est adressé aux élèves afin de partager son parcours et ses expériences difficiles, lui qui, en décembre 2010, lançait la Fondation Jasmin Roy pour contrer l’intimidation en milieu scolaire.

Grâce à sa force intérieure, celui qui a survécu à des troubles d’anxiété généralisée et de dépression causés par les nombreuses années où il fut ostracisé et rejeté dans son milieu scolaire, rencontre ainsi les jeunes partout au Québec afin de les sensibiliser aux ravages causés par l’intimidation faite à l’école. Si la conférence a abordé le thème de l’intimidation, elle a aussi traité de dépression, de troubles d’anxiété, du rejet, d’estime de soi, de résilience et du pouvoir citoyen.

Réalisée et financée dans le cadre de l’entente de développement culturel entre la Ville de Sainte-Adèle et le ministère de la Culture et des Communications du Québec, cette activité de médiation culturelle est la première de deux projets portant sur l’intimidation à être proposée aux écoles cet automne. En effet, en novembre prochain, ces mêmes jeunes seront appelés à réaliser une œuvre en argile portant sur l’intimidation en compagnie de Roger Langevin, l’artiste ayant créé l’œuvre l’Esseulée que l’on peut admirer à la place des Citoyens.

Agression à Saint-Tite : cas isolé?

Un tel incident pourrait-il arriver dans notre région? Interrogé sur la question, Nicolas Courcy croit que personne n’est à l’abri de tels gestes et que cela peut arriver n’importe où, n’importe quand, même ici, dans notre charmant coin de pays. « Des jeunes peuvent vivre de l’intimidation, de l’homophobie, à l’école. Malheureusement, cela ne fait pas toujours les manchettes, car les personnes qui souffrent de cette homophobie, de cette intimidation, n’en parlent pas », explique cet intervenant au centre Sida Amitié de Saint-Jérôme.

Bien que le Québec soit un des rares endroits sur la planète à avoir adopté une politique de lutte contre l’homophobie, M. Courcy rappelle qu’il reste du chemin à parcourir pour éradiquer l’homophobie. « Quand on rend anodine l’utilisation de mots discriminatoires, on rabaisse l’homosexualité; parfois c’est inconscient, le but n’est pas de discriminer, mais en traitant un geste maladroit avec le mot fif ou gai, tu associes l’homosexualité à quelque chose de moins bon, de négatif. »

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Thomas Gallenne

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