LA FEMME DU MOIS

LA FEMME DU MOIS
Martine Laval
Actualité

Josée Pilotte

C’est au nom de la fierté, de la solidarité et de la reconnaissance que mon choix s’arrête sur Josée Pilotte comme Femme du mois.  

 

Femme inspirante, impliquée, engagée, femme qui fait la différence dans son milieu et sa communauté étant la pierre angulaire de cette chronique, Josée Pilotte répond à ces critères.

 

Un journal à son image Accès est un journal qui se démarque, un hebdo à la pensée journalistique audacieuse.

Accès c’est deux femmes visionnaires, Mary-Josée Gladu et

Josée Pilotte, qui ont décidé un jour, qu’elles feraient les choses à leur façon dans ce milieu à majorité masculine, aux idées parfois arrêtées et à la vision étroite. Chacune des éditrices a son rôle dans l’entreprise, mais la pensée est solidaire et complice.

 

Alors qu’Accès fête présentement ses 14 ans d’existence, il célèbre aussi le cran de cette femme,

Josée Pilotte, qui a su par son Espace griffé (éditorial), endosser et défendre des opinions, des causes et des actions, sans jouer de son ego mais plutôt de sa plume franche, parfois acérée, mais toujours intègre.

 

«La beauté chez Accès, c’est qu’on attire des passionnés, déclare-t-elle. Chacun amène sa saveur, y va de ses couleurs, offrant ainsi une qualité rédactionnelle qui se démarque. Le lectorat d’Accès trouve dans les pages de ce journal une écriture qui l’anime, des articles qui l’interpellent, une diversité d’opinions et une liberté d’expression auxquels il se rallie.»

 

Avoir une colonne

En prenant position dans la lutte que se livrent les géants de la presse depuis plusieurs mois, en publiant ce qu’elle en pensait et en dénonçant le manque de conscience et de vision de ceux qui se croient tout permis grâce à l’épaisseur de leur portefeuille, Josée

Pilotte a dit tout haut ce que la plupart pensait tout bas. Sa dénonciation a fait le tour du Québec et a provoqué un réveil dans le milieu. On a reconnu en cette femme qui se souciait de ce qu’allait devenir son journal indépendant et la presse libre du Québec si on ne cassait pas la baraque», une femme qui se tient debout et qui ne se laisse pas faire.

 

L’Association de la Presse Indépendante du Québec (APIQ) est ainsi née, ralliant à sa cause les propriétaires et éditeurs de journaux indépendants qui eux non plus, n’ont pas l’intention de tuer 160 ans d’histoire de liberté d’expression et de diversité des voix. Sa cause a été entendue, sa démarche appuyée; elle en a été élue présidente. La cause se défend maintenant à la grandeur du Québec et de ses palliers de gouvernance, Josée Pilotte en tête: «On ne gagne pas ses épaulettes en demeurant assise», lance-t-elle.  

 

En  ces temps d’affirmation et de prise de position d’un peuple qui en a marre de se faire berner, n’est-il pas d’importance capitale de garder la presse libre et autonome mais d’abord et avant tout vivante?

 

Avoir le courage de prendre position et surtout de persévérer malgré les bâtons qu’on met dans ses roues, Josée Pilotte sensibilise les lecteurs, transforme les mentalités et fait la preuve que la balle n’est pas seulement dans la cour des «grands.»

Celle qui écrit presque chaque semaine sa vision des choses et des événements qui l’entourent, est-elle affectée par la critique ou le doigt pointé en sa direction?

«C’est sûr que ça me touche. Quand elles sont mauvaises, voire méchantes, ça vient chercher en moi l’enfant qui carbure à la reconnaissance; mais il suffit d’un seul commentaire nourrissant pour me remettre sur les rails, me confirmer que je suis au bon endroit au bon moment et que je fais la bonne chose. Mon énergie s’en décuple!

Par contre, bien que je sois parfois affectée, je laisse mes préoccupations sur le chemin du retour à la maison.»

    

Elle ne se rend pas toujours ou tout de suite compte de l’impact qu’elle provoque en étant qui elle est et en faisant les choses comme elle les fait, mais Josée Pilotte sait qu’elle veut que ses fils évoluent dans un monde juste et équitable, et qu’en y mettant sa touche, elle aura le sentiment du devoir accompli, pas seulement pour elle et les siens, mais aussi pour ce en quoi elle croit et défend par le biais de son journal.

 

«Je tirerai la plug quand je l’aurai décidé, pas parce qu’on me l’aura imposé.»

C’est son dernier mot.

Longue vie à Accès, reflet de société: ça, c’est le mien.

 

 

Cliquez pour ajouter un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

[+] Plus dans Actualité

  • La demois’aile dévoile ses blogueuses

    École A.-N.-Morin Les 20 blogueuses sélectionnées pour le projet La deMOIs’aile à l’école A.-N.-Morin de Sainte-Adèle étaient...

  • Seconde vie

    Entretien avec Dominique Forget – Recyclerie des Matériaux Chronique affaires et économie «Un lieu sympa où acheter...

  • fin de vie : Le Grand Passage

    Et si la mort n’était pas une fin mais une continuation de la vie sous une autre...

  • Val-David : Grande marche pour le climat

    Au moment même où une grande marche aura lieu à Montréal, le samedi 10 novembre, une marche...

X