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La fin d’une époque ou le début d’un Renouveau?

Par stephane-gendron

Is there a doctor in the House? s’est écrié David Steiner, un jeune avocat autrefois au Département de la Justice fédérale des États-Unis ayant démissionné pour se joindre à la campagne présidentielle de Robert F. Kennedy.

Peu après minuit, le 5 juin 1968, Robert F. Kennedy était assassiné dans les cuisines de l’Ambassador Hotel à Los Angeles. Une simple croix blanche marque depuis ce temps l’emplacement de son inhumation au cimetière national d’Arlington en Virginie, près de son frère. Récemment, l’Ambassa-dor a été démoli pour faire place à une école publique. Depuis ce temps, certains comme la BBC ont dévoilé des informations accablantes concernant la participation meurtrière possible de la CIA.

Lors des funérailles de RFK, le Sénateur Edward M. Kennedy avait rendu hommage à son frère en ces termes: «My brother need not be idealized or enlarged in death beyond what he was in life. He should be remembered simply as a good and decent man, who saw wrong and tried to right it, saw suffering and tried to heal it, saw war and tried to stop it.»

Deux mois auparavant, le grand Martin Luther King était assassiné sur les marches du motel Lorraine à Memphis.

Deux géants de la politique: disparus / rayés de la carte.

Le Discours, la Rhétorique et l’Émotion, l’Inspiration, la Dénonciation et l’Engage-ment social. Le Dévouement à l’État et la Communauté. Voilà des valeurs et des images disparues de notre société depuis la mort de ces géants des années 60. Les années grises des années 70, nous vivons une période léthargique et de désillusion.

Pour le Québec qui n’a jamais connu ce leadership inspirant – sauf pour René Lévesque – la médiocrité de nos leaders n’a fait qu’accroître notre cynisme vis-à-vis sa classe politique. Gouverné aujourd’hui par le maître de l’illusion et de l’immobilisme: Jean Cha-rest, que nous reste-t-il comme alternative? Mario Dumont, le Réverbère au mercure et Pauline Marois la Castafiore de l’île Bizard?
À l’échelle fédérale, le choix demeure tout simplement pathétique depuis le départ du flamboyant Pierre E. Trudeau.

Heureusement, il nous reste Barack Obama. Souhaitons tous son élection afin que nous puissions enfin – peut-être – revivre ces grands moments que nos parents ont pu vivre avec tant d’inspiration.

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