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Le doyen de Sainte-Anne-des-Lacs règne depuis près de 45 ans

Par nathalie-deraspe

Le maire Boyer a soufflé ses 80 bougies

Le maire de Sainte-Anne-des-Lacs a célébré son quatre-vingtième anniversaire de naissance mercredi. Celui-ci a consacré plus de la moitié de sa vie à la politique municipale. Dans une entrevue exclusive accordée à Accès le jour-même, Claude Boyer souligne quelques bons coups que la mémoire a bien voulu laisser intacts.

En 1961, Sainte-Anne-des-Lacs était dirigé par un notaire, rappelle Claude Boyer. «Il avait décidé d’emprunter 300 000$ pour refaire les chemins avec de la gravelle, poursuit l’octogénaire. Ç’aurait monté les taxes énormément. À cette époque-là, moi je ramassais des vidanges, mais j’ai décidé de me présenter contre lui. Tout le monde disait que j’étais fou. J’ai gagné par 5 voix de majorité.»

Claude Boyer allait amorcer le plus long règne qu’un maire ait jamais fait. Plus de 44 ans au service de ses citoyens. N’eut été de son cancer du colon, ce règne aurait été prolongé de trois ans. Selon les médecins, l’homme avait une chance sur deux de s’en sortir. «Ils ont jeté le mauvais aux chiens, lance le maire à la blague, mais j’en ai arraché.»

En 1992, tous ses conseillers le laisse tomber, des plus fidèles aux plus récents. «Il y en a qui étaient avec moi depuis 14 ans, laisse-t-il tomber en voilant à peine la blessure de ce souvenir malheureux. Mais je me suis dit: c’est la population qui va me sortir, pas vous autres.» Claude Boyer est réélu une fois de plus. « La dernière fois, ajoute-t-il, c’est un avocat qui était arbitre pour les syndicats qui voulait gager 100 $ avec moi que j’allais perdre. Je lui ai dit, perd pas ton argent, je vais avoir le double de votes de toi. Après le recomptage, il en manquait un pour faire le double.»

Claude Boyer a plusieurs bons mots pour ceux qui l’ont suivi au conseil au fil des ans. Il rappelle le passage de René Provost, un des fondateurs de Provigo. «Il était riche, dit-il, mais il coupait les cennes en deux.»

Une réalisation de taille

Quand on lui demande la plus belle chose qu’il ait faite au pouvoir, Claude Boyer retourne aux années ’60, alors qu’il légiférait pour la protection des lacs. «On ne voulait pas passer les égouts et les aqueducs. On a préféré garder des grands terrains pour faire des fosses septiques et des puits. On les faisait analyser souvent dans les années ’70. Il y a juste à l’Estérel où on faisait la même chose. On n’a pas un lac pollué, se vante-t-il. Aujourd’hui, les terrains autour du lac Marois se vendent 500 000$. Quand il y en a.» Le maire avait même légiféré pour prohiber les bateaux à moteur en les limitant à 5 forces, même si en réalité, le dossier était de juridiction fédérale.

Quand il est entré en poste, le budget de la municipalité était de 23 500$. Quand il quittera l’an prochain, celui-ci atteindra les 4 millions quelque.

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