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Le maire dit non à un projet de relance

Par Éric-Olivier Dallard

Pentes 40-80

L’annonce le 3 juillet dernier de la fermeture des pentes 40-80 avait secoué la communauté adéloise fortement attachée à ce centre de ski – l’un des premiers au Canada – qui, pour plusieurs, est intimement lié au patrimoine adélois. Le 12 septembre dernier, Accès publiait un article annonçant un projet de relance de cette station déposé par Éric Levert un entrepreneur qui œuvre dans le milieu du ski depuis plusieurs années. Ce mercredi, le maire Descoteaux annonçait à l’entrepreneur le rejet de son offre.

Le projet d’Éric Levert avait pour objectif d’assurer «la gestion du centre de ski ainsi que celle des équipements et du programme nautique au Lac Rond, dans le cadre d’une nouvelle vocation que souhaite développer la Ville de Sainte-Adèle». Le promoteur reproche au maire Descoteaux d’avoir refusé en bloc son projet, qui selon le promoteur avait l’appui des citoyens, sans prendre le temps d’appliquer le principe de l’offre et de la contre-offre, comme il est d’usage lors de telles négociations. Sur cette question, le maire Claude Descôteaux répond: «Nous avons évalué son projet sur ce qu’il nous a présenté. On ne peut pas recommencer le travail parce qu’après le dépôt de son projet, M. Levert décide que ce n’était pas ce qu’il voulait proposer. Ce n’est pas sérieux».
«Je déplore qu’on ne puisse pas dialoguer, analyser le pour et le contre, alors qu’à cette étape tout était encore négociable», lance l’entrepreneur qui ne cache pas être sortie amer de cette expérience avec la municipalité de Sainte-Adèle. Il ajoute: «Mes relations avec les intervenants me laissaient croire que ça marcherait. J’ai donc engagé des gens pour travailler sur le projet. Je croyais qu’il y avait une volonté d’explorer différentes avenues pour revitaliser les pentes 40-80. Manifestement, ce n’était pas le cas».

Le maire Descoteaux estime quant à lui que la proposition du promoteur est un dédoublement de services: «Les conditions qui nous ont été présentées ne nous convenaient pas. Il proposait de faire une patinoire et une piste de ski de fond, alors que nous sommes déjà bien équipés en cette matière. De plus, il demandait des garanties financières que nous n’étions pas prêts à accorder. Il fallait remettre à niveaux les remontées mécaniques, ça demandait des investissements de la part de la Ville. Si le promoteur avait voulu les prendre à ses frais, il n’y aurait pas eu de problèmes, mais son offre représentait pour la Ville un risque aussi important que celui que l’on avait avant».
Éric Levert s’explique mal cette logiquement purement pécuniaire lorsque l’on parle d’un projet d’activités récréatives visant la santé des jeunes adélois. De plus, l’entrepreneur remet en question l’analyse qu’a fait le conseil de son projet: «le chalet de ski est en excellent état et il n’a jamais été question de le détruire pour en reconstruire un nouveau». Il va plus loin: «Il en couterait plus cher de le démolir que de le rénover, selon les personnes que j’ai consultées». L’entrepreneur s’engageait également après deux ans d’activités à «améliorer l’équipement de remonte-pente et à procéder à l’installation d’un système de fabrication de neige artificielle».

Manisfestement choqué par la tournure des événements, Éric Levert conclut: «Les pentes sont mortes et ma relation avec le maire Descoteaux l’est du même coup». Tous les entrepreneurs de la région m’avaient mis en garde de ne pas perdre mon temps avec cette administration. J’ai la nette impression que peu importe la proposition, aucun projet n’aurait passé. Je suis arrivé à minuit moins le quart, mais la messe était déjà dite».

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