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Les travaux suggérés n’ont jamais été entrepris

Par nathalie-deraspe

Habitat Saint-Sauveur

Malgré deux rapports, dont un indiquant une liste impressionnante de travaux de rénovation à effectuer avant l’hiver, la résidence pour personnes âgées Habitat Saint-Sauveur n’a toujours pas fait l’objet de travaux d’envergure.

Moisissures sous le tapis d’un salon comme aux différents parements et murets de brique extérieurs, solins du toit décollés, gouttières aux pentes inversées, drains souterrains i-nexistants, terrain dénivelé. Voilà autant de points mentionnés le 26 mai dernier par les ressources techniques du Centre d’ai- de au logement de la Société d’hypothèque et de logement du Québec (SCHL). En tout, 6 correctifs à être entrepris avant la saison froide. Mais «un problème beaucoup plus grave devra être résolu à moyen terme.» L’inspecteur Jean-Pierre Racine faisait référence à la mauvaise isolation de la bâtisse. Un locataire aurait mentionné que le côté intérieur des murs est si froid l’hiver qu’il est impossible de les peinturer, peut-on lire dans le document.

Deux semaines avant, une expertise visuelle effectuée par la compagnie I.B.D.Q. inc., de Sainte-Adèle, décrivait, photos à l’appui, les défaillances d’Habitat Saint-Sauveur, un édifice de 72 logements construits dans les années ’70. Admettant les limites d’une telle inspection (impossible de détecter les défauts cachés), ce rapport parle de danger potentiel dom mageable pour la santé des occupants (moisissures, champignons, fissures des murs) et de défauts à corriger.

Mois après mois, les locataires surmontent leurs craintes de se faire déloger. Jeudi soir dernier, ils étaient plus de 75 sur 94 résidents à se réunir au salon pour prendre connaissance de leurs droits. Une brochette de professionnels issue du monde policier, des services sociaux et du droit des aînés, ont pris la parole tour à tour, en insistant chaque fois sur l’importance du respect de ces droits. Des phrases entendues comme: «Ôte-toi du chemin parce que c’est pas une canne que tu vas avoir, mais deux», sont des menaces de voies de fait, a expliqué l’agente des relations communautaires de la Sûreté du Québec, Annie Thibodeau. «Vous n’êtes pas obligés d’accepter une augmentation de loyer de 4%, a indiqué pour sa part le président de DIRA-Laval. La Régie en suggère 0,8% cette année.» La lenteur des réparations a aussi fait l’objet de discussions. La fille d’une résidante se bat depuis des mois pour faire changer un tapis infesté par les moisissures. La Corporation vient de lui proposer 1 000$ pour son remplacement alors qu’il en coûterait près du double pour obtenir un produit de qualité équivalente à ce qu’il y avait dans le logement de ses parents. Même si plusieurs petits travaux d’entretien sont effectués depuis quelque temps, rien ne laisse présager que l’on mettra fin aux problèmes qui causent les infiltrations d’eau avant l’hiver. Mercredi encore, un nouveau locataire portait plainte à ce sujet. Le président de la Corporation, Roger Tardif est absent jus-qu’en novembre. Il nous a été impossible de joindre le gérant de l’immeuble.

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