Mange-t-on sainement? 

Mange-t-on sainement? 
Félix Côté
Actualité

Tendances alimentaires dans les Laurentides

Au Québec et dans l’ensemble du Canada, comme dans la plupart des pays industrialisés, les statistiques en matière de surcharge pondérale sont alarmantes, et les Laurentides n’y échappent pas. 

 

Comme ailleurs dans le monde, le poids moyen de la population québécoise s’accentue et de plus en plus d’individus sont obèses. Selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec (INSP), en 2011, plus de la moitié des Québécois souffraient de surplus de poids ou d’embon- point, et un peu plus d’un million d’individus étaient considérés comme obèses. Ce phénomène entraîne une hausse des maladies chroniques, en particulier les maladies cardiovasculaires, et impose un important fardeau sur le système de santé.

L’obésité coûterait 1,5 milliard de dollars par année en soins de santé au Québec, un montant représentant 10 % des coûts totaux des consultations médicales et des hospitalisations pour les adultes québécois en 2011.

Les Laurentides ne font pas exception, puisque selon les plus récentes données de 2009-2010, plus de la moitié des adultes de la région présente un surplus de poids, 36% font de l’embonpoint et 16% sont obèses.

De plus, selon les recommandations du Défi Santé 5/30 Équilibre, 76% de la population de 12 ans et plus devrait améliorer une habitude de vie: ne pas fumer, manger au quotidien au moins cinq fruits et légumes ou faire au moins 30 minutes d’activité physique par jour. Environ la moitié des 12 ans et plus consomme moins de cinq fruits et légumes par jour.

Plan d’action régional

Déposé en juin dernier par l’Alliance pour des environnements favorables aux saines  habitudes de vie des Laurentides, le plan d’action régional en saines habitudes de vie (2014-2017) vise à améliorer la qualité de vie des jeunes et des familles des Laurentides.

Comment mettre en place une telle stratégie en matière d’alimentation? «En améliorant d’une part l’accessibilité aux aliments sains, et d’une autre, en favorisant un approvisionnement de qualité avec des aliments de proximité, explique Marilyn Manceau, nutritionniste à la Direction de santé publique des Laurentides. Par exemple, il est souvent facile de modifier les environnements alimentaires, comme les cafétérias, en les rendant plus attrayants, pour que les jeunes préfèrent y manger leur lunch plutôt que d’aller dans les restaurants fast-food du coin.» De plus, le plan vise à favoriser l’approvisionnement local en aliments de qualité, tels que les fruits et légumes frais dans les cafétérias.

Alimentation préventive

«En matière de fruits et légumes, les recom- mandations d’en consommer au moins cinq portions par jour demeurent, puisqu’il s’agit d’un remède contre de nombreuses maladies chroniques», poursuit Mme Manceau.

Une consommation insuffisante de fruits et de légumes est associée à une augmentation du risque de développer une maladie chronique, telle que les maladies cardiovas- culaires, le cancer et le diabète. Outre l’alimentation, comme le stipule le concept du Défi 5/30 équilibre, une bonne part doit être allouée à l’activité physique (au moins 30 minutes par jours, au minimum cinq fois par semaine), et à l’équilibre entre les diverses facettes de la vie. 

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