Maxime Brochu: L’homme qui sauve des chauves-souris

Maxime Brochu: L’homme qui sauve des chauves-souris
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Valérie Maynard, collaboratrice spéciale – Enfant, il passait son temps à jouer dans le bois. Plus tard, il est allé planter des arbres dans l’ouest canadien, puis a travaillé trois étés durant dans la culture maraîchère. Aujourd’hui, Maxime Brochu encourage l’autonomie alimentaire et vise la protection de la biodiversité et de ses services écologiques. Rencontre avec un homme qui, entre autres choses sauve des chauves-souris.

En 2009, Maxime Brochu est revenu complètement démoli d’un séjour d’un mois et demi au Yukon; il venait de trouver sa véritable essence. «Ce voyage a changé ma vie», relate-t-il, encore ému par la beauté de la nature et la simplicité des peuples autochtones qui y vivent. «Là-bas, j’ai réalisé à quel point on malmenait notre planète et combien on se plaignait pour rien», souffle-t-il.

Dès son retour, Maxime Brochu est devenu un adepte du mode solutionnaire: il a fait table rase de son ancienne vie, s’est débarrassé de ses habitudes de consommation et s’est investi à se rebâtir une nouvelle vie. Dans la foulée, il a aussi créé Permabitat, une entreprise d’aménagement paysager nouveau genre (permaculture, aménagement faunique et naturel, jardins comestibles), dotée d’une vocation éducative. «Il faut en parler et se le dire: la faune a autant sa place sur la Terre que l’être humain», insiste-t-il.

Au nombre des gestes désormais posés par Maxime, se trouve l’installation de nichoirs à chauves-souris. Récemment, en collaboration avec le CRPF (Comité Régional pour la Protection des Falaises Piedmont, Prévost, Saint-Hippolyte), il a complété la pose de cinq de ces nichoirs, un projet particulièrement révélateur pour le jeune homme. La semaine dernière, il en a installé un autre dans la cour arrière d’une garderie de Sainte-Adèle. Depuis, Maxime se croise les doigts pour que les chauves-souris adoptent leur nouvelle maison. «Les chauves-souris sont essentielles et jouent un rôle important dans la chaîne alimentaire; elles peuvent manger plus de 600 insectes nuisibles à l’heure. Elles sont le meilleur insecticide gratuit et écologique qui soit», pointe-t-il, déboulonnant au passage quelques mythes persistants – non, les chauves-souris ne s’accrochent pas aux cheveux et ne sont pas plus porteuses de la rage que les ratons laveurs ou autres renards de ce monde.

Or depuis 2006, la petite chauve-souris brune et quelques autres espèces ont vu leur colonie chuter de près de 90%, menacées d’extinction en raison du Syndrome du museau blanc, une infection fongique qui décime les populations de chauves-souris cavernicoles de l’est du continent, y compris celles du Québec.

Plusieurs autres facteurs, comme la perte d’habitat, l’épandage de pesticide, la pollution lumineuse et le dérangement des lieux d’hibernations contribuent également à leur disparition massive.

Intarissable sur le sujet, Maxime souhaite élargir la portée de son entreprise et partager son expertise – et sa passion – avec le plus de gens possible. Conférences, ateliers dans les écoles, visites privées, tous les moyens sont bons pour atteindre son objectif ultime: éduquer les gens afin de collectivement mieux assurer la pérennité de la biodiversité.

Pour en savoir davantage, visitez son site Web au www.permabitat.ca. L’entreprise affichera pignon sur rue à Saint-Jérôme, à compter du 25 avril prochain.

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