Mirabel

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Accès fouille les archives des Pays-d’en-Haut à la recherche des meilleurs souvenirs

et notre photographe Denis Landry témoigne de ce qu’ils sont devenus aujourd’hui! Comment ont évolué nos écoles, nos fermes, nos hôtels, nos boutiques, nos restaurants? Attention! Notre voyage dans le temps se poursuit,

cette fois avec Mirabel…

 

C’est le 27 janvier 1973, lors de la publication des lettres patentes dans la Gazette officielle du Québec, qu’est née la nouvelle ville de Mirabel. Mais il y avait déjà près de 200 ans que le territoire était habité, en raison des premières concessions de terres faites en 1780, dans les limites de l’actuel secteur de Saint-Benoit. Après Saint-Benoit, la plus ancienne, cinq autres paroisses ont été créées: Sainte-Scholastique, Saint-Hermas, Saint-Augustin, Saint-Canut et Sainte-Monique. Située sur des terres fécondes, Sainte-Scholastique était le cœur de la région, entourée de six des anciennes paroisses du comté de Deux-Montagnes. En 1895, Sainte-Scholastique était le chef-lieu du district judiciaire de Terrebonne, bien qu’il n’y avait que 800 habitants. On y retrouvait le palais de justice, la prison et le bureau d’enregistrement. Du quai de la gare de Sainte-Scholastique, on pouvait monter à bord d’un train qui pouvait nous transporter à Montréal, Ottawa et même Winnipeg.

 

C’est à partir de la petite gare de Saint-Hermas, que le courrier était acheminé par le CPR, et par la suite transporté par voiture au nouveau bureau de poste auquel il fallut donner un nom pour des raisons d’efficacité. Il fut nommé Mirabel, mais on ne s’entend pas sur les origines du nom. Certains disent qu’il vient des noms des deux filles d’un Écossais résident, ce qui est faux car malheureusement, aucun Écossais ne figure au recensement de 1871. Malgré la disparition du bureau de poste en 1908, alors que fut inauguré le service de la « malle rurale », le nom de Mirabel ne fut pas abandonné. En 1915, le train de Vancouver qui passait par Mirabel ramassait les bidons de lait en faisant une halte au débarcadère qui était aménagé au croisement de la côte Saint-Louis et du rang Saint-Hyacinthe. Il faut aussi savoir qu’à Mirabel, plusieurs entreprises et services étaient implantés, tels qu’un hôtel, un bureau de poste, un magasin général, une boutique de forge, une menuiserie, une beurrerie et un atelier de mécanique.

 

Jusqu’aux années 70, Mirabel est une ville presque entièrement agricole, située au nord de Montréal sur une des parties des terres les plus riches de la région. Arrive 1969 et le gouvernement fédéral décide de changer le visage de la région à tout jamais. L’accord est donné au projet d’aéroport international. La vision de certains investisseurs est grande et l’envergure du projet oblige l’expropriation de plusieurs habitants vivant sur près de 40 000 hectares de terre nécessaire aux nouvelles installations. L’autoroute 13 ne s’est jamais rendue à Mirabel, ni même le train qui devait transporter les passagers au centre-ville de Montréal. L’autoroute 50, qui a coupé les terres agricoles, ne se rend pas encore à Ottawa comme il était prévu dans les plans de l’époque. L’aéroport a été fermé au public en 2004 et seulement l’aviation cargo utilise les pistes.

 

 

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