(Photo : Nordy - Sébastien Fleurant)
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Saint-Sauveur en mode consultation

Par Marie-Catherine Goudreau

La Ville de Saint-Sauveur tenait une consultation publique le 1er novembre dernier au chalet Pauline-Vanier. La salle était remplie pour discuter de la vision stratégique en aménagement du territoire.

Cette démarche consultative permettra de « poser les bases de la refonte du plan et des règlements d’urbanisme, orientant ainsi le développement de la municipalité pour les années à venir », explique-t-on sur le site web de la Ville. Les principaux enjeux à l’étude sont la protection de l’environnement, le patrimoine architectural, la mobilité durable et le développement immobilier.

À l’écoute des citoyens

Le premier volet de la démarche était un « atelier participatif destiné aux organismes, aux promoteurs et à la communauté d’affaires ». Celui-ci s’est tenu virtuellement le 12 octobre dernier. Mené par firme AECOM, cet atelier a permis de soulever les enjeux, les points forts et les points faibles, ainsi que les pistes de solution pour chaque thème.

La séance du mois de novembre constituait le deuxième volet de la démarche. Elle était séparée en quatre blocs. Il était question de vocation et usage, de développement urbain, d’environnement et de mobilité.

Développement vs environnement 

Concernant la vocation et les usages, il était notamment question de besoins en logements, du vieillissement de la population et du coeur villageois. Une citoyenne a parlé de l’arrivée des nouveaux ménages et qu’il faudrait considérer la place des écoles et des CPE dans l’aménagement du territoire.

Dans la partie sur le développement urbain, les citoyens s’inquiétaient beaucoup du nombre de nouveaux développements, qui augmentent à Saint-Sauveur. « Quand j’étais jeune, on avait tellement de pistes pour aller jouer dans le bois. Mais on n’a plus d’accès maintenant. On dirait qu’on ne se fait pas écouter », souligne un citoyen au micro.

Selon une autre citoyenne, il faut arrêter de compartimenter et voir cela comme un tout. D’autres ont questionné aussi la vocation de Saint-Sauveur. Avec la croissance de la population, il ne s’agit plus d’un village, mais d’une ville, selon certains.

Beaucoup de personnes ont également pris la parole sur l’enjeu de l’environnement lors de la consultation publique. Le boisé du mont Habitant est revenu souvent dans les discussions. Plusieurs citoyens empruntaient ces sentiers qui sont maintenant menacés par un développement immobilier.

« Tous les propriétaires doivent faire leur part. Mais la Ville doit acquérir le plus de terrains possibles avant qu’il n’y en ait plus », suggérait une citoyenne. « Chaque élection, on se fait promettre des rêves. […] Pendant que les autres villes autour faisaient des projets comme le parc du mont Loup-Garou ou la Forêt Héritage, Saint-Sauveur a pris du retard », a mentionné un autre.

Mobilité 

Dans la question de la mobilité durable, il faut trouver le milieu entre la circulation dans les rues résidentielles et les voies réservées aux cyclistes par exemple. Quelques-uns ont déploré que ce n’est pas sécuritaire de se déplacer en vélo à Saint-Sauveur et entre les villes. D’autres veulent qu’on prenne en considération les commerces et la quiétude dans les rues.

Lors de la séance, il n’a pas été discuté des sens uniques sur la rue Principale. Quelques personnes étaient d’ailleurs venu pour discuter de cet enjeu. Une réunion sur invitation était tenue à ce sujet le 22 octobre dernier au chalet Pauline-Vanier. Celle-ci visait à échanger avec les gens du secteur impactés par diverses mesures. Elle était toutefois différente de la vaste démarche consultative en trois volets.


Prochaine étape de consultation : Sondage

La Ville invite d’ailleurs les citoyens à répondre à un sondage qui sera disponible en ligne à partir du 14 novembre, jusqu’au 5 décembre 2022. Il sera accessible à l’adresse inspirersaint-sauveur.ca.

Pour plus d’informations sur cette démarche de consultation, visitez le site web de la Ville de Saint-Sauveur.

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1 Comment

  1. Guy J.J.P. Lafond

    Merci pour ce bon papier.

    Je crois que les autres municipalités dans les Laurentides surveillent avec beaucoup d’intérêt les développements de Saint-Sauveur, Saint-Adèle et Mont-Tremblant.

    Rappelons que les Laurentides ont d’abord une vocation touristique. Et leur première clientèle est la population de Montréal qui aime bien venir respirer l’air pur de nos forêts pendant quelques heures ou quelques jours même.

    Je crois qu’on s’ennuie tous un peu du petit train du Nord, lequel faisait la connexion entre les Laurentides et Montréal sans vraiment trop déranger les écosystèmes environnants.

    Nous allons donc devoir trouver le meilleur compromis possible afin de continuer de protéger nos milieux naturels et pour aussi offrir aux visiteurs un axe touristique qui présente de bonnes structures d’accueil hôtelier et d’activités de plein air.

    Les Laurentides ont toujours su choisir les bonnes solutions de développement durable, de protection de nos forêts et de nos plans d’eau. Continuons.

    De plus, je crois que si Montréal ralentit son expansion démographique et s’assure de construire plus de logements à prix abordable, il y aurait alors moins de débordement démographique dans nos villages et moins de va-et-vient de travailleurs urbains sur l’autoroute 15.

    En ce moment et en Égypte, plusieurs pays discutent de solutions pour ralentir la croissance, pour réduire la pollution et pour contrer la destruction rapide de la biodiversité et des écosystèmes partout sur notre si fragile planète bleue. C’est la COP27 (Conférence of parties). Et en décembre, il y aura une COP15 sur la biodiversité qui se tiendra à Montréal.

    Aucune région, pas même les Laurentides, n’échappera à se vent de changements qui s’annonce. Cela pourrait vouloir dire moins de bateaux à moteur, moins de motoneiges, moins de véhicules utilitaires sports (VUS). En effet, nous devons réfléchir plus sur le bien être d’autres formes de vie autour de nous.

    Cela pourrait donc vouloir dire plus de sobriété et une meilleure planification de l’avenir, car le premier confort pour tous restera toujours et d’abord une abondance d’air vivifiant et d’eau cristalline dans ce magnifique jardin de notre enfance que sont les Laurentides.

    Bonne saison de ski à toutes et à tous!

    @GuyLafond

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