Sainte-Adèle entend démolir la résidence de Marc Lupien

Sainte-Adèle entend démolir la résidence de Marc Lupien
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C’est en allant tout bonnement à la pêche à l’information que les avocats de Marc Lupien ont appris que la municipalité avait signé une résolution visant la démolition de sa résidence. La nouvelle est tombée lors des auditions interrogatoires confrontant la ville de Sainte-Adèle et le propriétaire du Sommet Bleu, audiences qui se déroulaient cette semaine au Palais de Justice de Saint-Jérôme. Les interrogations se poursuivent lundi.

La résolution a été adoptée lors d’une séance spéciale tenue le 10 juillet 2006, sous l’égide du maire de l’époque, Jean-Paul Cardinal et des conseillers Manon Barbeau, Gary Quenneville, Gabriel D. Latour et Marlène Houle.

Le document en question stipule que «le 701 chemin de la Croix ne respecte pas plusieurs dispositions de la réglementation d’urbanisme» et ce, «malgré de nombreuses communications entre la Ville et le propriétaire dudit immeuble». La directrice régionale du ministère des Affaires municipales et des régions, Denise Lachance, affirme que l’opération est tout à fait légale de la parrt de la Ville mais signale du même souffle qu’il s’agit d’une procédure extrême. «La simple absence d’un permis ne suffit pas», précise Mme Lachance.

Pour sa part, le propriétaire des lieux déclare n’avoir jamais été contacté par l’administration municipale à ce sujet. «J’ai déjà entendu Me Rousseau, le greffier de la Ville, dire qu’ils allaient démolir ma maison, mais je n’ai jamais reçu un appel et je n’ai jamais été convoqué. Tout ce qu’ils ont à me reprocher, c’est qu’il y a une fenêtre de plus que sur les plans d’origine», prétend Marc Lupien. On se souviendra que l’idée même d’une construction au sommet de la croix de Sainte-Adèle avait soulevé un tollé dans la population. Des citoyens en défaveur du projet avaient réussi à obtenir la signature de plus de 3 000 pétitionnaires.

Récemment, la municipalité a produit un dépliant dans lequel elle informe ses citoyens des poursuites engagées contre elle. «C’est de bonne guerre, soutient Mme Lachance. Le maire Marc Gascon avait profité lui aussi de la une de son dépliant municipal pour répliquer à Johanne Cadotte dans le dossier des milieux humides», rappelle-t-elle.

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