Témoignage d’une combattanteNathalie Prud’homme

Témoignage d’une combattanteNathalie Prud’homme
Thomas Gallenne
Actualité

Mois de la sensibilisation au cancer du sein

Nathalie est une combattante. Elle a vaincu trois cancers. Après sa dernière rémission d’un cancer du sein, elle apprend il y a un an que les métastases ont atteint son foie. Le diagnostic des médecins tombe: le cancer est de retour, plus agressif, ne lui laissant que quelques mois à vivre.

Nathalie suit un nouveau protocole de traitement de chimiothérapie avec Taxotere sur une séquence de trois semaines. «La première semaine, je reste couchée au lit, la deuxième semaine, je reprends du poil de la bête, et la troisième ça va. Présentement, je me sens super bien. Je suis dans une super période. Mais tu m’aurais demandé ça il a trois semaines, c’est comme si un train m’était passé sur le corps», raconte-t-elle.

 

L’art comme souffle de vie

Nathalie fait des nus. Délicats, sensuels, très féminins. Ces dernières œuvres représentent ses amies proches. «Ce sont des dessins au fusain que je prends en photo, que je modifie sur Photoshop. Je reprends les couleurs et après, je les envoie chez l’imprimeur», explique-t-elle. Les modèles n’ont même pas besoin de poser nu, Nathalie a cette faculté de s’imprégner de la personnalité du modèle et de la rendre sur papier: «Je les dessine de mémoire, par instinct. Pour faire le croquis d’Isabelle, ç’a été spontané. Pour moi c’est facile de faire un croquis. Pour Josée, je l’ai dessinée simplement en pensant à elle.»

 

Vivre avec l’idée de mourir

La mort, seule certitude durant notre passage sur cette terre. Partie intégrante de la vie dès notre naissance. Et pourtant. Dimension tabou, qui fait peur pour certains. Question un peu délicate à poser: comment vit-on avec l’idée qu’il ne nous reste que quelques mois à vivre? «Je n’ai pas peur de la mort car je suis convaincue qu’il y a quelque chose après. Ce qui me fait peur c’est ma qualité de vie. Et je ne suis pas prête à mourir car mes enfants sont jeunes. Mon fils n’a que 12 ans, et ma fille qui a 14 ans n’a même pas vécu sa première peine d’amour. Si je n’avais pas mes enfants, je ne sais pas jusqu’à quel point je me serais accrochée à la vie, jusqu’à quel point je me serais acharnée contre la maladie. Je n’éprouve pas d’anxiété à l’idée de mourir mais plutôt à celle de laisser mes enfants seuls.»

 

 

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Thomas Gallenne

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