(Photo : Norcycles)
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Norcycles : Un long périple jusqu’en Argentine

Par Marie-Catherine Goudreau

Katherine Simoneau et Félix St-Denis de Norcycles ont quitté leur ville de Prévost en juin dernier pour accomplir un long périple : traverser les Amériques en vélo, de Prudhoe Bay, en Alaska, jusqu’au point le plus au sud de l’Argentine. Le Journal s’était entretenu avec eux alors que leur voyage commençait. Aujourd’hui arrivés à La Paz au Mexique, le couple discute avec nous de tout le chemin parcouru depuis cet été.

En neuf mois, le couple a parcouru plus de 10 000 km à vélo.

Après près de neuf mois à pédaler, chaque jour, durant des journées entières, c’est maintenant devenu une routine pour Félix et Katherine d’enfourcher leur vélo pour se déplacer. « C’est rendu un automatisme. On fait du vélo tous les jours et c’est ça la vie maintenant ! On est encore super contents d’être là », dit Katherine. Au moment où je les joins, ils viennent de compléter la Baja California au Mexique. Ils ont accompli le tiers de la distance de leur voyage, soit 10 000 km.

Des rencontres qui marquent

Les deux cyclistes ont pris près de quatre mois pour traverser l’Ouest des États-Unis. Les amis et les rencontres ont surtout marqué cette partie du voyage, alors qu’ils ont été accompagnés par d’autres personnes rencontrés sur la route. « On s’est beaucoup arrêté pour explorer et on est restés longtemps à certains endroits », indique Félix. Ils ont traversé les états de Washington, de l’Oregon et de la Californie.

C’est aux États-Unis qu’ils ont fait la connaissance de Chiara et Michiel. Ce dernier a battu un record du monde : il a parcouru 5 421 km en vélo à bras, sans ses jambes. « On était souvent des groupes de huit ou dix à se suivre. On a eu beaucoup de plaisir. La côte Ouest des États-Unis est super populaire pour le cyclotourisme », explique Félix.

Photos : Norcycles

Bien que les paysages étaient spectaculaires et les routes très belles, il y avait beaucoup de trafic sur les routes. Cela leur a moins plu.  « Les voitures étaient parfois très proches de nous. Je me suis même fait frappée une fois et je suis tombée de mon vélo », raconte Katherine. Une des cyclistes qu’ils ont rencontré a par ailleurs perdu la vie alors qu’un camion l’a frappée.

Leurs coups de coeur des États-Unis : la Péninsule Olympique dans l’État de Washington, l’Oregon et ses campings, les monts San Gabriel en Californie et la ville de San Francisco.

Félix et Katherine.

Le contraste des pays

Alors qu’en Alaska et au Yukon, les deux cyclistes étaient souvent seuls au milieu de nulle part, ils ont croisé beaucoup plus de civilisation aux États-Unis. « On avait moins ce sentiment d’aventures. C’est assez facile et les paysages sont constants comme tu es sur la côte », dit Katherine. « Au Yukon et en Alaska, tu ne vois pas grand monde. Et ceux que tu vois sont vraiment intéressés, ils posent des questions. Tandis que sur la côte, c’est très commun », ajoute Félix.

Avec les grands arbres du nord de la Californie.

« De se retrouver beaucoup en contact avec la civilisation, c’était complètement différent que d’être dans le bois et de voir des animaux ! Ç’a été un gros contraste en peu de temps », souligne Katherine.

Maintenant au Mexique, c’est un autre environnement complètement, disent-ils. « Ça prend un moment d’adaptation. C’est la route la plus dure qu’on a fait jusqu’à maintenant. C’est comme faire du vélo de montagne pendant deux mois », explique Katherine. Mais la rencontre avec un autre couple leur a permis de trouver de la motivation pour continuer malgré les difficultés.

Nouveau pays, nouveaux défis

Les défis aussi sont différents. Par exemple, ils doivent davantage prévoir leur eau et leur nourriture puisqu’ils peuvent passer jusqu’à quatre jours sans eau.

Pour la première partie du Mexique, le couple a opté pour la Baja Divide. Il s’agit d’un trajet de 1 700 km qui traverse toute la péninsule, de San Diego, en Californie, à La Paz. Les routes sont pavées et non pavées, mais surtout, elles sont plus difficiles que le reste

le Parc national de Joshua Tree au Sud de la Californie.

de leur voyage, comme il y a beaucoup de sable et de roches.

« On peut faire 10 heures de vélo, mais on a seulement fait 50 km à la fin de la journée », explique Katherine. C’est en fait deux fois plus parcourir la péninsule par cette route. « Mais il n’y a pas de trafic et de bruits ! », indique Felix. « C’est un bon défi, pour les gens qui veulent y aller, ça prend plus de préparation. »


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