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Lancement de la plateforme Makadam.art

Par France Poirier

Pour la deuxième édition du Makadam à Prévost, l’évènement change de formule. Il devient plutôt une plateforme visant à promouvoir les artistes muralistes dans la région. Le lancement avait lieu samedi dernier à Prévost, où l’artiste graffiteur M. Malin a réalisé une murale en direct. 

 « C’est un artiste qui m’a lancé l’idée par Messenger ! », nous dit Karine Daoust fondatrice et coordonnatrice de la Station Culturelle. En partenariat avec DeSerres et Home Depot Saint-Jérôme, la Station a organisé l’évènement pour lancer la plateforme en invitant les jeunes à réaliser des graffitis. 

Créer un mouvement 

Les muralistes intéressés à utiliser la plateforme Makadam.art pourront donc déposer une fiche dans laquelle ils pourront indiquer quel genre d’œuvres ils font, leur style ainsi que leurs tarifs. « Ensuite, les gens, les organismes ou les écoles qui seraient intéressés à avoir une murale à l’extérieur ou à l’intérieur peuvent faire appel aux artistes via la plateforme », explique Karine Daoust. 

« Les artistes graffeurs ne sont pas toujours facilement accessibles. On a donc là une belle ressource au bout de nos bras », rapporte la fondatrice de la Station. Sur la plateforme, on retrouvera les artistes M.Malin, Bezo, Léa Os, Omar Bernal Benitez, Pascoart, Medusa et Origami Explorateur. D’autres s’ajouteront à la liste éventuellement. 

Il y aura trois onglets à l’application. Le premier vise à faire la présentation des artistes et aider les organismes à choisir lequel convient le mieux à leur demande. Le deuxième onglet sera dédié aux évènements et la médiation culturelle, et le troisième sera pour la boutique, accessible seulement l’année prochaine. 

Changer les mentalités

La plateforme s’adresse à toute la communauté des Laurentides. Avec celle-ci, la Station culturelle souhaite faire connaître et rendre accessible cet art dans toute la région. « C’est un défi, surtout au niveau des autorisations. Il y a beaucoup de bureaucratie et les villes ont peur. […] On espère que les gens pourront apprivoiser la bête, même si ça choque. Parfois, choquer aide à changer la culture et les mentalités », souligne Karine Daoust. 

Selon elle, le fait de faire des ateliers de graffitis avec des jeunes permet de leur expliquer que ce doit être fait dans un contexte, dans le cadre d’un évènement et pas n’importe où. « Quand les jeunes connaissent ça, ils ont moins envie d’aller l’essayer ailleurs », souligne Karine Daoust. 

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