Journée internationale des aînés : « un café pour sortir de l’isolement »
Par Jean-Simon Guay
À l’occasion de la Journée internationale des aînés, des cafés de la MRC des Pays-d’en-Haut participeront, le 1er octobre, à une collecte de fonds pour l’Entraide bénévole des Pays-d’en-Haut, qui souhaite également profiter de l’occasion pour faire connaître ses services.
Cette première édition d’Un café pour les aînés est née de la volonté de trouver une activité rassembleuse, explique la directrice générale de l’organisme, Marie-Josée Chabot.
« On cherchait une levée de fonds qui soit percutante et mobilisatrice. On s’est demandé : où est-ce que les gens vont tous les jours? Prendre un café », raconte-t-elle.
Au-delà de la collecte, l’organisme souhaite rejoindre les aînés, leurs proches et les citoyens qui ignorent encore l’étendue des services offerts dans la région.
« Une personne informée, c’est treize personnes informées. Si les employés des cafés connaissent nos services et peuvent en parler cette journée-là, on est déjà gagnants », souligne la directrice générale.
Une formule différente selon les cafés
Chaque établissement pourra choisir sa manière de contribuer.
« Il y en a qui vont nous donner 1,50 $ par café, tandis que d’autres vont simplement nous remettre un montant pour la journée. On ne voulait pas imposer une seule façon de faire », explique Marie-Josée Chabot.
La liste officielle des cafés participants sera dévoilée à compter du 15 septembre sur le site Web de l’Entraide bénévole.
Le 1er octobre, les travailleurs de milieu de l’organisme effectueront également une tournée des établissements participants.
« Ils vont faire une sorte de rallye et se promener d’un café à l’autre. Les gens qui veulent davantage d’information pourront rencontrer un travailleur de milieu et lui poser leurs questions », explique-t-elle.
Faire connaître les ressources
Aucun objectif financier précis n’a été fixé pour cette première édition. L’organisme mise d’abord sur la visibilité que lui procurera l’événement.
« Pour la première année, on n’a pas d’objectif précis. Le but, c’est vraiment d’en parler le plus possible, de faire connaître le mouvement et l’organisme », affirme Marie-Josée Chabot.
Fondée en 1980, l’Entraide bénévole offre notamment l’accompagnement-transport-médical, la popote roulante, les appels de bienveillance, les visites d’amitié, l’aide aux formulaires et le soutien de travailleurs de milieu.
L’organisme peut, par exemple, soutenir un aîné temporairement immobilisé après une opération.
« Une personne peut revenir d’une opération à la hanche, devoir rester à la maison, ne pas pouvoir cuisiner et ne pas avoir de famille autour d’elle. Nous, on va pouvoir lui livrer des repas déjà préparés », donne-t-elle en exemple.
Pour Marie-Josée Chabot, la journée du 1er octobre doit donc être à la fois un geste de solidarité et un moment agréable.
« On veut que les gens prennent un bon café en sachant qu’il va faire du bien et qu’il y aura quelque chose au bout de la ligne », conclut-elle.