Fédération québécoise des municipalités : des rencontres pour faire entendre les régions
Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)
Alors que les Laurentides et Lanaudière veulent parler d’une seule voix auprès de Québec, Catherine Hamé rappelle que les grandes rencontres municipales servent aussi à porter les réalités locales plus directement.
Pour la préfète de la MRC des Pays-d’en-Haut, les rendez-vous de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) ne sont pas que des événements protocolaires. Ils permettent aux élus de rencontrer des ministres, des chefs de partis et d’autres décideurs dans un contexte où les enjeux régionaux peuvent être nommés plus franchement.
« C’est le fun de parler de ça aux citoyens parce que des fois, ils se demandent ce qu’on fait dans des assemblées comme ça », souligne Catherine Hamé. Elle estime que ces rencontres donnent « un accès privilégié » aux responsables politiques. « C’est une belle opportunité de pouvoir s’adresser directement à des ministres. »
Dans un contexte électoral, elle croit aussi que les périodes de questions permettent d’aller au-delà des discours préparés. Les échanges deviennent alors une façon de mesurer l’écoute des formations politiques envers les municipalités et les MRC.
Des idées à ramener
La préfète insiste aussi sur le partage de connaissances entre les territoires. À Québec, elle a notamment discuté d’habitation, de fiducies et de modèles de logements hors marché avec des élus d’autres régions. « Il y a beaucoup d’échanges au niveau des bonnes pratiques. Souvent, on voit ce qui se fait dans d’autres MRC, puis on profite de ces événements-là pour s’asseoir avec nos homologues », explique-t-elle.
Selon Catherine Hamé, ces rencontres permettent donc de défendre les dossiers municipaux, mais aussi de ramener des idées concrètes dans les communautés, notamment en habitation, en aménagement du territoire et en infrastructures.