(Photo : Gracieuseté)
Robert Piché et Claude Rodrigue à l’ouverture du musée en 2025.

Robert Piché : l’exploit devient héritage au Musée Rodrigue

Par Louis-Philippe Forest-Gaudet (Initiative de journalisme local)

Vingt-cinq ans après l’atterrissage d’urgence du vol TS236, le commandant Robert Piché retrouvera le public au Musée Rodrigue, les 22 et 23 août. La fin de semaine soulignera aussi le premier anniversaire du lieu.

Le 24 août 2001, le vol TS236 d’Air Transat perd ses deux moteurs au-dessus de l’Atlantique. Une fuite de carburant avait provoqué la panne. Le commandant Robert Piché et son copilote, Dirk de Jager, dirigent alors l’appareil vers Lajes, aux Açores. Les 306 personnes à bord survivent.

Vingt-cinq ans plus tard, M. Piché prendra part aux célébrations du premier anniversaire du Musée Rodrigue. L’événement est organisé avec la Ville de Saint-Sauveur et la Fondation Aérovision Québec.

Le samedi 22 août, les personnes intéressées pourront visiter le musée et rencontrer le commandant pour 35 $ plus taxes. Un forfait de 100 $ plus taxes donnera aussi accès à un souper sous chapiteau, en soirée. La formule de visite et de rencontre sera de nouveau offerte le dimanche. « On rend hommage au commandant Piché, tout en soulignant notre premier anniversaire », explique Claude Rodrigue, fondateur du musée.

Un legs pour la relève

Une section consacrée à l’aviation présente aussi des artefacts liés au vol 236.

Robert Piché collabore avec le Musée Rodrigue depuis son ouverture officielle, l’an dernier. Il était déjà porte-parole de la Fondation Aérovision Québec, qui souhaite mieux faire connaître l’histoire de l’aviation commerciale. « Quand j’ai visité le musée, je suis tombé en bas de ma chaise, raconte-t-il. Toute la passion, l’énergie et le temps mis là-dedans, c’est extraordinaire. »

Une section consacrée à l’aviation présente aussi des artefacts liés au vol 236. Le commandant y voit une occasion de transmettre cette histoire. « Ça va faire connaître le vol 236 aux générations qui n’étaient pas nées quand c’est arrivé, souligne-t-il. C’est une manière de laisser un legs du vol 236. »

Le musée permettra ainsi de raviver le souvenir de cette nuit marquante, mais aussi de replacer l’exploit dans l’histoire plus large de l’aviation québécoise.

Plus qu’un atterrissage

Pour Robert Piché, l’intérêt du public ne repose pas uniquement sur l’atterrissage aux Açores. Il estime que son parcours de reconstruction touche aussi les personnes qui l’écoutent. « Ce n’est pas juste le volet du vol 236. C’est l’ensemble de ma vie », dit-il.

Il évoque notamment son retour en société après la prison, de même que son abstinence depuis 24 ans. À ses yeux, cette partie de son histoire explique aussi pourquoi des gens s’y reconnaissent. « Bien que tu fasses des erreurs, ce n’est pas grave. Tu peux toujours te relever et recommencer », affirme-t-il.

Claude Rodrigue espère accueillir de 150 à 200 personnes au souper du 22 août. Pour Robert Piché, la rencontre servira surtout à appuyer un musée qu’il décrit comme « aussi extraordinaire que l’atterrissage du vol 236 ».

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