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Accès recommande… Big Bug et Tout est ori

Par Production Accès

Big Bug

Simon Cordeau – Jean-Pierre Jeunet a réalisé parmi mes films préférés. Avec Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), j’ai appris à déguster les petits plaisirs de la vie et la poésie du quotidien. De son côté, Delicatessen (1991) bâtit un monde à la fois farfelu, hilarant, obscène et effroyable.

Quel fut mon bonheur de voir apparaître sur Netflix, sans prévenir, sa dernière œuvre, Big Bug, un bon dimanche matin! Dans un avenir proche, une famille dysfonctionnelle (et quelques invités) sont emprisonnés chez eux par leurs robots domestiques. On les tient en otage? Non : on tente plutôt de les protéger des autres robots, à l’extérieur, qui tentent un coup d’état.

Ce film en huis clos joue tour à tour avec la comédie, la science-fiction, la dystopie et l’horreur. En surface, c’est une réflexion sur notre rapport (et notre dépendance) à la technologie, sur l’automatisation de notre quotidien et sur la place envahissante qu’y prennent la consommation et la publicité. Mais au fond, c’est l’expression de ce qui nous rend humains : notre besoin de connexion, notre sens de l’humour, notre attachement au passé et nos imperfections, qui peuvent autant être des défauts que des qualités.

Visuellement, les décors rétrofuturistes de la maison sont magnifiques et feutrés, les robots domestiques sont chaleureux et attachants, alors que les dangereux Yonix sont déshumanisés et terrifiants.

 

Tout est ori

Marie-Catherine Goudreau – J’ai lu récemment un livre totalement étonnant, tordu, avec une intrigue qui sort vraiment de l’ordinaire : Tout est ori. En lisant le résumé, le roman de 300 pages ne m’interpellait pas plus qu’il ne le faut. Mais dès les premières pages, j’ai été tout de suite absorbée par cette histoire.

Ça commence sur la Côte-Nord, dans un party de famille, alors qu’on découvre que la plus jeune est allergique… aux crevettes ! Cet évènement va bouleverser la famille qui, il faut le dire, possède la plus grande entreprise de fruits de mer de Baie-Trinité, une toute petite ville de la région.

Au fil des chapitres entrecoupés par des intermèdes, où l’on explique les fruits de mer du Québec, on découvre des personnages très colorés et des rebondissements qui nous déstabilisent, nous font rire ou pleurer. Il est difficile de vous en dévoiler plus sans révéler les punchs et les surprises, mais je vous garantis que vous serez captivé par ce livre aussi étrange que délicieux.

Premier roman de Paul Serge Forest, cette œuvre s’est démarquée avec le prix Robert-Cliche 2021 et le Prix d’excellence des Écrivains francophones d’Amérique. D’ailleurs, le roman sera porté à l’écran, a-t-on appris en octobre.

 

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