Les tiques transmettent une autre maladie en hausse au Québec
Par Jean-Simon Guay
Si la maladie de Lyme est désormais bien connue, une autre infection transmise par la tique à pattes noires gagne du terrain au Québec et dans l’est du Canada : l’anaplasmose.
Selon un article publié récemment dans le <@Ri>Journal de l’Association médicale canadienne<@$p>, les médecins sont invités à envisager davantage cette maladie chez les patients qui présentent une fièvre inexpliquée après avoir fréquenté des milieux boisés.
Les symptômes de l’anaplasmose ressemblent souvent à ceux de la grippe : fièvre, frissons, fatigue, maux de tête et parfois des troubles gastro-intestinaux.
Contrairement à la maladie de Lyme, elle ne provoque généralement pas l’éruption cutanée en forme de cible qui sert souvent de signe distinctif.
Les spécialistes rappellent qu’une personne peut être infectée sans se souvenir d’avoir été piquée par une tique. Lorsqu’elle est diagnostiquée rapidement, l’anaplasmose se traite efficacement avec des antibiotiques. En revanche, sans traitement, elle peut entraîner des complications importantes, notamment au cœur, aux reins ou aux poumons.
L’Agence de la santé publique du Canada observe une augmentation des tiques à pattes noires au Québec, en Ontario et en Nouvelle-Écosse. En 2024, 6 % des tiques analysées étaient porteuses de la bactérie responsable de l’anaplasmose, comparativement à 3 % en 2022.
Les autorités de santé recommandent de continuer à profiter des activités de plein air, tout en adoptant quelques précautions : utiliser un répulsif contenant du DEET ou de l’icaridine, porter des vêtements longs dans les secteurs boisés et inspecter soigneusement son corps au retour d’une randonnée.
Identifier une tique en ligne
Après avoir retiré une tique avec une pince à épiler à bouts fins, il est possible de la photographier et de soumettre l’image sur la plateforme eTick.ca. Ce service permet d’obtenir une identification de l’espèce et contribue à la surveillance des tiques au Canada.